illuminée gauchiste

Internet ça peut être très drôle,  même  dans l’adversité…finalement tout est une question de lecture.  En cliquant sur une source  récurrente de visites de mon blog je tombe sur ce qui suit,  posté  il y a deux jours par une certaine Anne-Ys sur un forum , elle  y répondait à un autre intervenant :

“Le concept de “désobéissance citoyenne” est légèrement différent : Elle est prônée par des gauchistes, non pour défendre les droits des Français, non sur des lois anciennes ou des principes immanents; mais sur leurs passions qu’ils cherchent à imposer par la force.

Je te mets un lien exemplaire d’une illuminée qui a décidée de son propre chef des droits “imprescriptibles” des clandos à s’imposer chez nous :
http://anneelisa.wordpress.com/2009/04/0…
Ce droit là n’existe pas. Il est purement inventé pour des motifs sentimentaux. Il s’agit d’imposer illégalement aux Français des charges dont ils ne veulent pas.

A la limite donc, à la désobéissance citoyenne des fanatiques des sans-papiers, j’oppose le droit imprescriptible de révolte stipulée dans la Constitution Française. Nul n’a le droit de modifier la structure du pays en nous imposant une colonisation massive. Cette désobéissance justifiant notre révolte face à un comportement totalitaire, irrationnel, tyranique et contraire aux intérêts, à la sécurité et à la liberté du peuple Français.

Vive la France.”

L’illuminée gauchiste c’est donc moi. Le ton du commentaire est assez savoureux  mais le “vive la France’ qui  le clôt  comme un crucifix brandi pour repousser Satan me fait vraiment marrer.
le lien  en question renvoie à un de mes anciens articles sur l’affaire des clandestins de Calais et des personnes interpellées pour les avoir illégalement aidées.

source forum

Publié dans: on 26 octobre 2009 at 21:12 Commentaires Fermés
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L’eau à la bouche au Québec

J’avoue avoir été pour le moins surprise que l’on m’apprenne que mon livre, L’eau à la bouche, a été acquis en aôut  2009 par la bibliothèque d’un collège…et même, disons-le très mal à l’aise…..  A cet âge, que l’on cherche à lire ce qui est défendu, c’est normal, mais trouver cette littérature dans la bibliothèque de l’école, ça l’est moins. Bon, peut-être dans une section sous clef pour les profs…

Je suis donc allée voir sur le net quel était ce mystérieux collège audacieux.

Eh bien, ce n’est pas en France que cela se passe mais au Québec, à Sainte Geneviève, à l’ouest de Montréal, plus précisément au collège Gérald Godin, présenté comme un collège  unique, jeune et prestigieux et …public.  Rien de moins !  Un collège, au Canada,  accueille de jeunes adultes (et formation continue)  et non des gamins. Le site est idyllique, c’est vrai….

photo_pourquoicollegegg

Effectivement, page 13 de la liste de l’acquisition d’ouvrages de l’été 2009, L’eau à la bouche figure bien  entre  Ecrire, la liberté, de Simone de Beauvoir et le musée imaginaire de Marcel Proust

Du coup (et je me  paie le luxe de me la péter un peu puisque cette promiscuité avec Simone et Marcel est très …improbable)  je suis très honorée de figurer sur les étagères de cette bibliothèque éducative, d’autant plus que la devise-défi du collège Gérald Godin est “réaliser le meilleur de soi-même” . Je ne doute pas qu’avec la lecture de mon livre, le défi sera relevé, si j’ose dire. Je suis même partante pour aller leur faire une petite conférence sur ce que je conçois de la chose, j’adore le Québec et les québécois. Mes moufles et ma tuque sont prêtes.

Publié dans: on 23 octobre 2009 at 16:20 Commentaires Fermés
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entre vie et trépas, que sais-je de son ventre qui s’ouvre ?

étreinte argile

Louise s’était assise sur ses talons mon sexe toujours fiché en elle, elle se soulevait en cadence irrégulière pour rythmer ses propos, m’interrogeait et s’exclamait en s’enfonçant jusqu’à la garde dans un clapotis de flaque puis elle avait relevé des yeux arrogants vers moi pour me décrire en suivant de son ongle le tracé des veines gonflées de mon cou, les vertes funérailles qu’elle voulait m’offrir.

Je te ferai de modestes écobsèques à l’italienne en t’enfouissant sous les racines d’un arbre que je planterai sur le bord d’un chemin de terre chaude. Replié comme un têtard dans un cocon en amidon de plantes, tu te décomposeras dans ta capsule spongieuse en nourrissant l’arbre de ta chair et de tes rêves défunts, la vie se repaît de pourritures, de la putréfaction naît la beauté, je te verrai bourgeonner, fleurir, verdir, jaunir et puis t’effeuiller dans une pluie dorée sous laquelle je me caresserai en songeant à celle que tu faisais gicler sur ma bouche assoiffée. Sans que le temps ne s’enfuie! Plusieurs saisons.

Au souvenir du jet brûlant éclaboussant son visage, elle se cambra en jouissant un peu, jeta son visage sur ma poitrine, ses reins creusés  dressant sa croupe comme un coeur d’abbatiale romane.

Et quand je me dépouillerai de mes guêtres à mon tour ajouta-t-elle en relevant son visage aux contours amollis par le plaisir, ce sera dans le même trou de plantation que le tien, mon corps cryogénisé y sera pulvérisé pour exciter les vers nourriciers engraissés de ta chair.

L’appétit des nécrophores jetait de l’huile sur le feu intérieur de Louise, ses yeux étincelaient, son jus coulait sur mon ventre, elle se gargarisait avec ses mots.

Nous forniquerons avec eux poursuivit-elle, une orgie à développement durable exonérée d’écotaxe. Baiser écologique au moins dans la mort. Il faut partir proprement après avoir salopé la terre et l’eau. Des  milliards de capotes intoxiquent la terre chaque année, sans compter les forêts d’hévéas qu’elles ravagent, y as-tu pensé ? Sauver sa peau ou la terre. Nous sauvons notre peau, pas celles à venir.

Ses doigts malmenaient mes tétons qu’elle voulait mordre. Je lui avais enfoncé sa  culotte dans la bouche pour ne plus l’entendre, je voulais la baiser en paix tant que mon amour ne suffoquait pas dans le sas de son foutu sablier, tant que j’étais  moi-même bien vivant, sans devoir disputer son cul à une armada de vers en rut. Mon corps en charogne, les forêts dévastées et les décharges de capotes non biodégradables auraient dû pourtant me faire débander. Mais sa voix basse, ses yeux salopes et ses muqueuses incandescentes raidissaient mon sexe. Des envies d’absolue et vaine possession exacerbaient mon désir d’elle. Sa bouche de dentelle noire portait déjà mon deuil, ça l’excitait d’être empêchée, bâillonnée par sa petite culotte qui la faisait saliver à la commissure des lèvres, l’écume mousseuse coulait sur son menton, privée de mots elle râlait des sons rauques d’animal. L’harmonie de ses traits subitement durcis par sa boulimie fiévreuse perdait de sa douceur, son regard s’égarait, sa bouche déformée par le bâillon devenait obscène. afficheJ’étais fasciné par la métamorphose de son visage, le bouillonnement de son appétit trivial gommait sa beauté trop convenue pour s’y inscrire en rictus lubrique, son monologue pervers l’avait nettoyée de sa décence, dévastée et enlaidie, débarrassée de sa mue d’apparat, elle était subitement devenue fabuleuse gorgone, vulnérable et conquérante, ses yeux rivés aux miens me dévoraient sans me voir, je ne pouvais la rejoindre dans son plaisir;  que sais-je des jouissances de Louise, de la sensation de ses seins durs et dressés, du rouge à son cou, de son ventre bombé par la dilatation de ses chairs, de son con gonflé et dur, de son douloureux désir qui rétroverse sa croupe ? Que sais-je de son ventre qui s’ouvre immense comme celui de l’océan pour l’engloutir dans ses lames de fond, la bousculer dans les remous des déferlantes dans lesquelles elle se plait à jouer ? Elle ne jouissait pas de moi, elle jouissait d’elle par moi planté dans son corps cabalistique. Dans ces instants là, bien qu’ arrimée à mon sexe inquisiteur qui la fouillait, ses jouissances disloquaient notre lien jusqu’à l’acmé qui me la rendait échouée dans mes bras, hagarde et épuisée, elle revenait alors à moi, sans qu’aucun mot ne sache rien dire du séisme. Mais j’aimais avant que la multiplicité des orgasmes ne la terrasse ou que je me laisse emporter à mon tour dans ce maelstrom, la regarder longtemps errer seule sur la crête de cette  obscure et insensée chevauchée, encore et encore  la laisser se repaître du temps qui existait enfin. Les convulsions de son visage et de son ventre, ses silences et ses cris nourrissaient mon plaisir et quand bien même je ne pouvais plus maîtriser le raz de marée de mon sperme aspiré par son ventre pour mettre fin à son échappée solitaire dont je me croyais le maître, submergés ensemble par cette chimie orgasmique mâle et femelle jamais miscible, je jouissais pétrifié, alors aussi solitaire qu’elle qui ne savait rien non plus de mes propres saisissements, le corps raidi comme celui d’un cadavre, le cerveau et le sexe court-circuités, électrocutés, la conscience brouillée par l’expulsion de mon sperme, seuls nos bras enchevêtrés, nos peaux accolées, nos bouches ouvertes et les contractions de nos corps nous donnaient écho de notre volupté.

Et parce que là, Louise transfigurée me bouleversait davantage encore, je rageais que quelque magie n’existât pas pour rien qu’une fois éprouver physiquement, dans mon corps, mon cerveau et mon sexe ce qui la transportait ainsi. Je m’étais redressé un  peu pour la prendre contre moi, enlacés nous nous balancions comme des autistes, imbriqués l’un dans l’autre, elle dégoulinait sur mes couilles et sur le drap, je la délivrais de son bâillon et niquais avec fureur ses prophéties morbides et mon amour létal en sursis. Entre vie et trépas.

AB ,  extrait “que sais-je du rouge à son cou”   © B74K194

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crédit images  :  – Ariane Frelin, argile,  atelier Tourrettes sur loup

- Affiche expo Picasso érotique  


Publié dans: on 10 octobre 2009 at 16:51 Commentaires Fermés
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enfance

Mais que sait-on de ces solitudes là, de ces  silences d’enfance, de ces imaginaires libérés des contraintes et des convenances ?  Je me souviens de mes rêves en Technicolor, cachés entre mes tresses comme des trésors . Rien qu’ à moi.

anoushka

Il me reste de ces années là , précisément celles-ci, le goût du silence et de la rêverie.  Sans fin je regardais  filer le sable entre mes doigts,  je découvrais  qu ‘il est illusoire  et vain de refermer la main.

anoushka2

Laissez-moi aller mon chemin, ce petit sentier hors du monde  ilfoyakafokon

anoushka7

Publié dans: on 9 octobre 2009 at 13:09 Commentaires Fermés
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l’école de la vie pourrie- le coût du plaisir d’apprendre.

ça fait couler beaucoup d’encre cette navrante initiative de l’académie de Créteil.  Et beaucoup rager .

Faire miroiter  un pactole aux élèves pour les convaincre d’aller à l’école est totalement abject.  Jamais plus ces collégiens ou lycéens là ne croiront en la gratuité des valeurs, au désir d’apprendre pour le plaisir et  pour un ‘enrichissement non monétaire. Les initiateurs du projet se défendent de vouloir rémunérer individuellement les élèves, ils insistent sur le coté collectif de l’investissement et du projet, rétorquent que les bourses du mérite existent déjà, tout comme les voyages de fin d ‘année.

Soit !  mais ces arguments sont malhonnêtes,  la bourse du mérite s’adresse à des jeunes complètement intégrés dans le système éducatif,  qui ont  déjà assimilé la valeur de travail ,  et la notion du collectif ne donne pas à l’argent meilleure odeur puisque les absents  impénitents seront mis au ban du groupe, voire violentés par leur camarades qui leur reprocheront de les priver de la récompense.  Enfin les voyages de fin d’années ne sont pas achetés par la présence des jeunes  ni par leurs résultats, même les mauvais élèves y vont, même les plus pauvre, pris en charge par la caisse sociale des lycées et collèges. Ca s’appelle de l’amalgame.

Il ne s’agit  pas de cela, il s ‘agit du message clair que l’on fait passer à ces adolescents :  l’argent, argument ultime  finit par tout résoudre, dans cette société qu’on leur  propose déjà complètement pervertie par le fric et le gain.

Les adultes  signent là leur incapacité et leur démission. On aurait pu penser à changer le mode d’enseignement. Le fric en dernier recours, ce fric qu’on leur apprend donc à convoiter en échange de leur présence, d’une présence sans doute inhabitée, vidée de leur âme et de leur esprit. Ce fric aliénant qui condamne la liberté  de ces futures adultes, déjà accro à la rentabilité. C’est rentable que je sois là. On achète ma présence. Comme un produit.

Pourvu que jamais les  enfants des zones rurales africaines, asiatiques ou d’Amérique latine  n’aient cette information…ceux-là paient de leur personne pour espérer étudier, pour aller à l’école. Quand toutefois il leur est permis de pouvoir le faire, ils doivent parfois marcher 6km, 10 ou même 20 km, se lever à 4 heures du matin. L’impossible et l’extrême misère dans un lieu qui n’est pas perverti par l’argent donne des ailes.--cole-afrique-enfants

Les filles, elles, doivent se battre pour qu’on leur accorde le droit d’étudier, elles parcourent de longs chemins en Éthiopie, en Zambie ou ailleurs, et doivent parfois  faire face à des mauvaises rencontres sur ces si longs chemins déserts . Mais elles y vont coûte que  coûte.

Il n’y a que la notion du coût qui diffère entre celle de l’enfant occidental et celle de l’enfant des pays miséreux. Du coût et du goût.

Est-ce l’obligation d’aller à l’école qui tue le  désir de nos enfants , le  plaisir et la nécessité d’aller étudier ?

Mais ne jetons pas la pierre à ces enfants. Jetons là aux dealers. Le fric est une drogue.

Publié dans: on 5 octobre 2009 at 17:17 Commentaires Fermés
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