Loi belge sur le droit a l’euthanasie

Parce qu’il est insupportable d’entendre dire ou de lire des inepties sur la loi belge sur  l’euthanasie,  je publie ci-dessous le texte de loi complet qui explicite l’encadrement strict,les modalités, et le parcours que doit suivre chaque patient qui demande à bénéficier de ce droit.

J’invite toutes celles et tous ceux qui demandent à  la France de légiférer  de la même façon, à en prendre connaissance afin de s’en servir pour  ne plus accepter que soit dit tout et n’importe quoi sur cette loi  (ou cliquer sur ce lien)

28 MAI 2002. – Loi relative à l’euthanasie (M.B. du 22/06/2002, p. 28515)

ALBERT II, Roi des Belges,
A tous, présents et à venir, Salut.
Les Chambres ont adopté et Nous sanctionnons ce qui suit :

Article 1er . La présente loi règle une matière visée à l’article 78 de la Constitution.

Chapitre premier
Dispositions générales
Art. 2.

Pour l’application de la présente loi, il y a lieu d’entendre par euthanasie l’acte, pratiqué par un tiers, qui
met intentionnellement fin à la vie d’une personne à la demande de celle-ci.

Chapitre II
Des conditions et de la procédure
Art. 3.

§1er. Le médecin qui pratique une euthanasie ne commet pas d’infraction s’il s’est assuré que:
– le patient est majeur ou mineur émancipé, capable et conscient au moment de sa demande;
– la demande est formulée de manière volontaire, réfléchie et répétée, et qu’elle ne résulte pas d’une pression
extérieure;
– le patient se trouve dans une situation médicale sans issue et fait état d’une souffrance physique ou psychique
constante et insupportable qui ne peut être apaisée et qui résulte d’une affection accidentelle ou pathologique
grave et incurable;
et qu’il respecte les conditions et procédures prescrites par la présente loi.
§2. Sans préjudice des conditions complémentaires que le médecin désirerait mettre à son intervention, il doit,
préalablement et dans tous les cas:
1° informer le patient de son état de santé et de son espérance de vie, se concerter avec le patient sur sa demande
d’euthanasie et évoquer avec lui les possibilités thérapeutiques encore envisageables ainsi que les possibilités
qu’offrent les soins palliatifs et leurs conséquences. Il doit arriver, avec le patient, à la conviction qu’il n’y a
aucune autre solution raisonnable dans sa situation et que la demande du patient est entièrement volontaire;
2° s’assurer de la persistance de la souffrance physique ou psychique du patient et de sa volonté réitérée. A cette
fin, il mène avec le patient plusieurs entretiens, espacés d’un délai raisonnable au regard de l’évolution de l’état
du patient;
3° consulter un autre médecin quant au caractère grave et incurable de l’affection, en précisant les raisons de la
consultation. Le médecin consulté prend connaissance du dossier médical, examine le patient et s’assure du
caractère constant, insupportable et inapaisable de la souffrance physique ou psychique. Il rédige un rapport
concernant ses constatations.
Le médecin consulté doit être indépendant, tant à l’égard du patient qu’à l’égard du médecin traitant et être compétent
quant à la pathologie concernée. Le médecin traitant informe le patient concernant les résultats de cette
consultation;
4° s’il existe une équipe soignante en contact régulier avec le patient, s’entretenir de la demande du patient avec
l’équipe ou des membres de celle-ci;
5° si telle est la volonté du patient, s’entretenir de sa demande avec les proches que celui-ci désigne;
6° s’assurer que le patient a eu l’occasion de s’entretenir de sa demande avec les personnes qu’il souhaitait rencontrer.

§3. Si le médecin est d’avis que le décès n’interviendra manifestement pas à brève échéance, il doit, en outre:
1° consulter un deuxième médecin, psychiatre ou spécialiste de la pathologie concernée, en précisant les raisons
de la consultation. Le médecin consulté prend connaissance du dossier médical, examine le patient,
s’assure du caractère constant, insupportable et inapaisable de la souffrance physique ou psychique et du caractère
volontaire, réfléchi et répété de la demande. Il rédige un rapport concernant ses constatations. Le médecin
consulté doit être indépendant tant à l’égard du patient qu’à l’égard du médecin traitant et du premier médecin
consulté. Le médecin traitant informe le patient concernant les résultats de cette consultation;
2° laisser s’écouler au moins un mois entre la demande écrite du patient et l’euthanasie.

§4. La demande du patient doit être actée par écrit. Le document est rédigé, daté et signé par le patient luimême.
S’il n’est pas en état de le faire, sa demande est actée par écrit par une personne majeure de son choix
qui ne peut avoir aucun intérêt matériel au décès du patient.
Cette personne mentionne le fait que le patient n’est pas en état de formuler sa demande par écrit et en indique
les raisons. Dans ce cas, la demande est actée par écrit en présence du médecin, et ladite personne mentionne
le nom de ce médecin dans le document. Ce document doit être versé au dossier médical.
Le patient peut révoquer sa demande à tout moment, auquel cas le document est retiré du dossier médical et
restitué au patient.

§5. L’ensemble des demandes formulées par le patient, ainsi que les démarches du médecin traitant et leur
résultat, y compris le(s) rapport(s) du (des) médecin(s) consulté(s), sont consignés régulièrement dans le dossier
médical du patient.
(Art. 3bis. Le pharmacien qui délivre une substance euthanasiante ne commet aucune infraction lorsqu’il le
fait sur la base d’une prescription dans laquelle le médecin mentionne explicitement qu’il agit conformément à
la présente loi.
Le pharmacien fournit la substance euthanasiante prescrite en personne au médecin. Le Roi fixe les critères
de prudence et les conditions auxquels doivent satisfaire la prescription et la délivrance de médicaments qui
seront utilisés comme substance euthanasiante.
Le Roi prend les mesures nécessaires pour assurer la disponibilité des substances euthanasiantes, y compris
dans les officines qui sont accessibles au public – Loi du 10 novembre 2005, art. 2 – M.B. du 13/12/2006, p.
53613).

Chapitre III
De la déclaration anticipée
Ar t. 4.

§1er. Tout majeur ou mineur émancipé capable peut, pour le cas où il ne pourrait plus manifester sa
volonté, consigner par écrit, dans une déclaration, sa volonté qu’un médecin pratique une euthanasie si ce médecin
constate:
– qu’il est atteint d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable;
– qu’il est inconscient;
– et que cette situation est irréversible selon l’état actuel de la science.
La déclaration peut désigner une ou plusieurs personnes de confiance majeures, classées par ordre de préférence,
qui mettent le médecin traitant au courant de la volonté du patient. Chaque personne de confiance remplace
celle qui la précède dans la déclaration en cas de refus, d’empêchement, d’incapacité ou de décès. Le
médecin traitant du patient, le médecin consulté et les membres de l’équipe soignante ne peuvent pas être désignés
comme personnes de confiance.
La déclaration peut être faite à tout moment. Elle doit être constatée par écrit, dressée en présence de deux
témoins majeurs, dont l’un au moins n’aura pas d’intérêt matériel au décès du déclarant, datée et signée par le
déclarant, par les témoins et, s’il échet, par la ou les personnes de confiance.
Si la personne qui souhaite faire une déclaration anticipée, est physiquement dans l’impossibilité permanente
de rédiger et de signer, sa déclaration peut être actée par écrit par une personne majeure de son choix qui ne
peut avoir aucun intérêt matériel au décès du déclarant, en présence de deux témoins majeurs, dont l’un au
moins n’aura pas d’intérêt matériel au décès du déclarant. La déclaration doit alors préciser que le déclarant ne
peut pas rédiger et signer, et en énoncer les raisons. La déclaration doit être datée et signée par la personne qui
a acté par écrit la déclaration, par les témoins et, s’il échet, par la ou les personnes de confiance.
Une attestation médicale certifiant cette impossibilité physique permanente est jointe à la déclaration.
La déclaration ne peut être prise en compte que si elle a été établie ou confirmée moins de cinq ans avant le
début de l’impossibilité de manifester sa volonté.
La déclaration peut être retirée ou adaptée à tout moment.
Le Roi détermine les modalités relatives à la présentation, à la conservation, à la confirmation, au retrait et à la
communication de la déclaration aux médecins concernés, via les services du Registre national.
Cet alinéa a été exécuté par l’AR du 27 avril 2007.

§2. Un médecin qui pratique une euthanasie, à la suite d’une déclaration anticipée, telle que prévue au §1er, ne
commet pas d’infraction s’il constate que le patient:
– est atteint d’une affection accidentelle ou pathologique grave et incurable;
– est inconscient;
– et que cette situation est irréversible selon l’état actuel de la science;
et qu’il respecte les conditions et procédures prescrites par la présente loi.
Sans préjudice des conditions complémentaires que le médecin désirerait mettre à son intervention, il doit préalablement:
1° consulter un autre médecin quant à l’irréversibilité de la situation médicale du patient, en l’informant des raisons
de cette consultation. Le médecin consulté prend connaissance du dossier médical et examine le patient.
Il rédige un rapport de ses constatations. Si une personne de confiance est désignée dans la déclaration de
volonté, le médecin traitant met cette personne de confiance au courant des résultats de cette consultation.
Le médecin consulté doit être indépendant à l’égard du patient ainsi qu’à l’égard du médecin traitant et être compétent
quant à la pathologie concernée;
2° s’il existe une équipe soignante en contact régulier avec le patient, s’entretenir du contenu de la déclaration
anticipée avec l’équipe soignante ou des membres de celle-ci;
3° si la déclaration désigne une personne de confiance, s’entretenir avec elle de la volonté du patient;
4° si la déclaration désigne une personne de confiance, s’entretenir du contenu de la déclaration anticipée du
patient avec les proches du patient que la personne de confiance désigne.
La déclaration anticipée ainsi que l’ensemble des démarches du médecin traitant et leur résultat, y compris le
rapport du médecin consulté, sont consignés régulièrement dans le dossier médical du patient.
Cet article a été exécuté par l’AR du 2 avril 2003.

Chapitre IV
De la déclaration
Art. 5.

Le médecin qui a pratiqué une euthanasie remet, dans les quatre jours ouvrables, le document d’enregistrement
visé à l’article 7, dûment complété, à la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation visée à
l’article 6 de la présente loi.

Chapitre V
La Commission fédérale de contrôle et d’évaluation
Art. 6.

§1er. Il est institué une Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’application de la présente
loi, ci-après dénommée « la commission ».

§2. La commission se compose de seize membres, désignés sur la base de leurs connaissances et de leur expérience
dans les matières qui relèvent de la compétence de la commission. Huit membres sont docteurs en médecine,
dont quatre au moins sont professeurs dans une université belge. Quatre membres sont professeurs de
droit dans une université belge, ou avocats. Quatre membres sont issus des milieux chargés de la problématique
des patients atteints d’une maladie incurable.
La qualité de membre de la commission est incompatible avec le mandat de membre d’une des assemblées
législatives et avec celui de membre du gouvernement fédéral ou d’un gouvernement de communauté ou de
région.
Les membres de la commission sont nommés, dans le respect de la parité linguistique – chaque groupe linguistique
comptant au moins trois candidats de chaque sexe – et en veillant à assurer une représentation pluraliste,
par arrêté royal délibéré en Conseil des Ministres, sur une liste double présentée par le Sénat, pour un terme
renouvelable de quatre ans. Le mandat prend fin de plein droit lorsque le membre perd la qualité en laquelle il
siège. Les candidats qui n’ont pas été désignés comme membres effectifs sont nommés en qualité de membres
suppléants, selon une liste déterminant l’ordre dans lequel ils seront appelés à suppléer. La commission est présidée
par un président d’expression française et un président d’expression néerlandaise. Les présidents sont élus
par les membres de la commission appartenant à leur groupe linguistique respectif.
La commission ne peut délibérer valablement qu’à la condition que les deux tiers de ses membres soient présents.

§3. La commission établit son règlement d’ordre intérieur.
Cet article a été exécuté par l’AR du 8 décembre 2004.
Art. 7. La commission établit un document d’enregistrement qui doit être complété par le médecin chaque fois
qu’il pratique une euthanasie.
Ce document est composé de deux volets.
Le premier volet doit être scellé par le médecin. Il contient les données suivantes:
1° les nom, prénoms et domicile du patient;
2° les nom, prénoms, numéro d’enregistrement à l’INAMI et domicile du médecin traitant;
3° les nom, prénoms, numéro d’enregistrement à l’INAMI et domicile du (des) médecin(s) qui a (ont) été
consulté(s) concernant la demande d’euthanasie;
4° les nom, prénoms, domicile et qualité de toutes les personnes consultées par le médecin traitant, ainsi que
les dates de ces consultations;
5° s’il existait une déclaration anticipée et qu’elle désignait une ou plusieurs personnes de confiance, les nom
et prénoms de la (des) personne(s) de confiance qui est (sont) intervenue(s).
Ce premier volet est confidentiel. Il est transmis par le médecin à la commission. Il ne peut être consulté
qu’après une décision de la commission, et ne peut en aucun cas servir de base à la mission d’évaluation de la
commission.
Le deuxième volet est également confidentiel et contient les données suivantes :

1° le sexe et les date et lieu de naissance du patient;
2° la date, le lieu et l’heure du décès;
3° la mention de l’affection accidentelle ou pathologique grave et incurable dont souffrait le patient;
4° la nature de la souffrance qui était constante et insupportable;
5° les raisons pour lesquelles cette souffrance a été qualifiée d’inapaisable;
6° les éléments qui ont permis de s’assurer que la demande a été formulée de manière volontaire, réfléchie et
répétée et sans pression extérieure;
7° si l’on pouvait estimer que le décès aurait lieu à brève échéance;
8° s’il existe une déclaration de volonté;
9° la procédure suivie par le médecin;
10° la qualification du ou des médecins consultés, l’avis et les dates de ces consultations;
11° la qualité des personnes consultées par le médecin, et les dates de ces consultations;
12° la manière dont l’euthanasie a été effectuée et les moyens utilisés.

Art. 8. La commission examine le document d’enregistrement dûment complété que lui communique le médecin.
Elle vérifie, sur la base du deuxième volet du document d’enregistrement, si l’euthanasie a été effectuée
selon les conditions et la procédure prévues par la présente loi. En cas de doute, la commission peut décider, à
la majorité simple, de lever l’anonymat. Elle prend alors connaissance du premier volet du document d’enregistrement.
Elle peut demander au médecin traitant de lui communiquer tous les éléments du dossier médical relatifs
à l’euthanasie.
Elle se prononce dans un délai de deux mois.
Lorsque, par décision prise à la majorité des deux tiers, la commission estime que les conditions prévues par la
présente loi n’ont pas été respectées, elle envoie le dossier au procureur du Roi du lieu du décès du patient.
Lorsque la levée de l’anonymat fait apparaître des faits ou des circonstances susceptibles d’affecter l’indépendance
ou l’impartialité du jugement d’un membre de la commission, ce membre se récusera ou pourra être récusé
pour l’examen de cette affaire par la commission.

Art. 9. La commission établit à l’intention des Chambres législatives, la première fois dans les deux ans de
l’entrée en vigueur de la présente loi, et, par la suite, tous les deux ans:
a) un rapport statistique basé sur les informations recueillies dans le second volet du document d’enregistrement
que les médecins lui remettent complété en vertu de l’article 8;
b) un rapport contenant une description et une évaluation de l’application de la présente loi;
c) le cas échéant, des recommandations susceptibles de déboucher sur une initiative législative et/ou d’autres
mesures concernant l’exécution de la présente loi.
Pour l’accomplissement de ces missions, la commission peut recueillir toutes les informations utiles auprès des
diverses autorités et institutions. Les renseignements recueillis par la commission sont confidentiels.
Aucun de ces documents ne peut contenir l’identité d’aucune personne citée dans les dossiers remis à la commission
dans le cadre du contrôle prévu à l’article 8.
La commission peut décider de communiquer des informations statistiques et purement techniques, à l’exclusion
de toutes données à caractère personnel, aux équipes universitaires de recherche qui en feraient la demande
motivée. Elle peut entendre des experts.

Art. 10. Le Roi met un cadre administratif à la disposition de la commission en vue de l’accomplissement de
ses missions légales. Les effectifs et le cadre linguistique du personnel administratif sont fixés par arrêté royal
délibéré en Conseil des Ministres, sur proposition des ministres qui ont la Santé publique et la Justice dans leurs
attributions.

Art. 11. Les frais de fonctionnement et les frais de personnel de la commission, ainsi que la rétribution de ses
membres sont imputés par moitié aux budgets des ministres qui ont la Justice et la Santé publique dans leurs
attributions.

Art. 12. Quiconque prête son concours, en quelque qualité que ce soit, à l’application de la présente loi, est tenu
de respecter la confidentialité des données qui lui sont confiées dans l’exercice de sa mission et qui ont trait à
l’exercice de celle-ci. L’article 458 du Code pénal lui est applicable.

Art. 13. Dans les six mois du dépôt du premier rapport et, le cas échéant, des recommandations de la commission,
visés à l’article 9, les Chambres législatives organisent un débat à ce sujet. Ce délai de six mois est suspendu
pendant la période de dissolution des Chambres législatives et/ou d’absence de gouvernement ayant la
confiance des Chambres législatives.

Chapitre VI
Dispositions particulières

Art. 14. La demande et la déclaration anticipée de volonté telles que prévues aux articles 3 et 4 de la présente
loi n’ont pas de valeur contraignante.
Aucun médecin n’est tenu de pratiquer une euthanasie.
Aucune autre personne n’est tenue de participer à une euthanasie.
Si le médecin consulté refuse de pratiquer une euthanasie, il est tenu d’en informer en temps utile le patient ou
la personne de confiance éventuelle, en en précisant les raisons. Dans le cas où son refus est justifié par une
raison médicale, celle-ci est consignée dans le dossier médical du patient.
Le médecin qui refuse de donner suite à une requête d’euthanasie est tenu, à la demande du patient ou de la
personne de confiance, de communiquer le dossier médical du patient au médecin désigné par ce dernier ou par
la personne de confiance.
Art. 15. La personne décédée à la suite d’une euthanasie dans le respect des conditions imposées par la présente
loi est réputée décédée de mort naturelle pour ce qui concerne l’exécution des contrats auxquels elle était partie,
en particulier les contrats d’assurance.
Les dispositions de l’article 909 du Code civil sont applicables aux membres de l’équipe soignante visés à
l’article 3.
Art. 16. La présente loi entre en vigueur au plus tard trois mois après sa publication au Moniteur belge.

Promulguons la présente loi, ordonnons qu’elle soit revêtue du sceau de l’Etat et publiée par le Moniteur belge.
Bruxelles, le 28 mai 2002.

ALBERT
Par le Roi:
Le Ministre de la Justice,
M. VERWILGHEN
Scellé du sceau de l’Etat:
Le Ministre de la Justice,
M. VERWILGHEN

 

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