Aux indécis et aux abstentionnistes

Nous sommes très très nombreux à ne pas nous retrouver dans cette campagne électorale si désastreuse, et à l’heure où dans la dernière ligne droite , pour capter notre voix les candidats affolés nous jettent des ultimes promesses qu’ils ne tiendront jamais, en pensant de toutes façons que nous sommes assez abrutis pour les croire.

Nous sommes tentés  de renoncer a voter,  pour exprimer notre liberté et notre insoumission aux injonctions de haine de repli sur soi, de course à la rentabilité ou de notre mise sous tutelle de la religion. Il est  d ailleurs hallucinant qu en France en 2017,  dans notre pays laïc où la séparation de l’église et de l’état est actée depuis belle lurette,  un candidat à la présidence brandisse sa foi comme un crucifix pour interpeller ses concitoyens en revendiquant  ses  valeurs chrétiennes. Faut-il rappeler que les signes ostentatoires  de religion sont interdites en France dans l’espace public ? Faut-il aussi rappeler que seulement 10 % de la population sont catholiques.

Pourtant s’il existe encore à ce jour une motivation pour glisser notre bulletin dans l’urne c’est bien celle d’exiger la reconnaissance du droit à choisir la façon dont nous voulons vivre notre fin de vie et mourir.

Ce droit ne concerne pas une minorité de citoyens mais bien 100 % des Français. Nous serons tous hélas un jour en fin de vie, confrontés au risque de lente agonie et nous avons tous le droit fondamental de choisir en notre âme et conscience de l’abréger ou de la vivre jusqu’au bout.

Actuellement il est stipulé dans la loi Leonetti, qui n’est qu ‘un accompagnement passif dans une lente agonie,  que dès lors qu’un citoyen  est malade il est alors privé de son libre choix et tombe sous la tutelle des médecins et de la loi qui entendent «le protéger de lui-même» et décider à sa place de ce qui est bon pour lui.  C’est tout bonnement  de l’abus de pouvoir. Même malades nous restons des femmes et des hommes libres.

Si certains candidats refusent catégoriquement de reconnaître aux Français le droit de choisir la façon dont ils souhaitent mourir en cas de maladie incurable ou en phase terminale, et si d’autres restent dans le flou en déclarant ce droit secondaire et non prioritaire, il y en a qui se sont prononcés avec conviction pour l’inscrire dans leur programme.

→Voici ici la position des candidats

Dimanche 23 avril, affirmez au moins votre liberté en votant,  prenez une heure sur votre temps et même au-delà de toute autre considération,  votez pour un des candidats qui s’est engagé à vous reconnaître ce droit à déterminer votre fin de vie, que ce soit par aide médicale active ou par suicide assisté. Vous aurez au moins  exprimé que vous entendez rester maitre de votre fin de vie et de votre corps.

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source : Le Monde.fr

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. Bosc Val dit :

    Bonjour Madame Bert,
    Je vous ai envoyé un email le 6 avril (17h06), l’avez vous lu ?
    Merci de prendre contact avec l’association : I FOR LYME
    S’il vous plait….
    http://www.psychostrategy.net/maladie-de-charcot-le-mercure-dans-le-poisson-augmenterait-les-risques-commentaire-de-judith-albertat

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