disgrâce

…le cahier gondole, les pages moisissent, l’écriture haute et fière se délite : vos yeux me disent ma laideur, ma chair trop moelleuse et mon visage anguleux pas raccord  comme une mauvaise pièce de puzzle, ma tête émaciée d’oiseau de proie posée sur mon corps lourd je n’ai pas besoin de miroir, sœurs fratricides, mon reflet…

Régals – en voix –

A écouter sur le lecteur ci-dessous, un peu de poésie érotique dans ce monde de brute que j’aie mise en voix lors d’une de mes séances de travail pour mes lectures érotiques. Régals  (Femmes) VERLAINE

baisant, seule

Plutôt que de vous donner mes impressions de lecture, je n’ai pas trouvé mieux que de vous proposer  l’écoute de Baisant, seule ce très beau texte de Camélia Montasseré, un cri sur le désir,  publié aux Editions Le Grand souffle, et mis à disposition sous un contrat Creative Commons : Une femme. Une femme traquée…

la suppliciante contradiction de l’éros

 » Au fond,  de l’éros des autres, on sait toujours très peu. Peut-être parce qu’on en parle très peu, même entre amis, et toujours d’une façon ironique ou spirituelle, […] l’érotisme est un phénomène excessivement individuel . » Pasolini, au sujet de son œuvre Théorème Elle se serait avancée lentement, elle aurait ouvert ses lèvres et…

Née sous x

dorénavant  ce blog revêtira  une apparence changeante selon  mon humeur. ….butée, je commençais par écrire, née sous x, suivi des noms de mes parents substitutifs. Qui m’ont adoptée non pas par grandeur d’âme mais parce qu’ils sont stériles. Je comblais leur mal de conception, ils m’aimèrent pour eux et non pour ce que je suis,…

c’est toujours la même histoire

……Je lui glisse entre les doigts. J’ai marché des jours et des jours, des week-ends entiers, seule, dans le silence des forets et des chemins côtiers, mon labrador à mes côtés à ne prêter attention qu’à mettre un pied devant l’autre, jusqu’à ce ma tête soit vide de toute douleur lorsque je pense à lui….

du premier cri au dernier souffle, ta bouche

Je regarde la bouche de métro avaler et dégueuler sa cohorte de femmes et d’hommes les yeux sur leurs chaussures, béance nauséeuse aux relents de bouche d’égouts. Cette bouche monstrueuse,   je ne vois plus que cela, et le mot bouche martèle mon esprit,  le son « ou » avale, le son » che » régurgite, ça me fait…

entre vie et trépas, que sais-je de son ventre qui s’ouvre ?

Louise s’était assise sur ses talons mon sexe toujours fiché en elle, elle se soulevait en cadence irrégulière pour rythmer ses propos, m’interrogeait et s’exclamait en s’enfonçant jusqu’à la garde dans un clapotis de flaque puis elle avait relevé des yeux arrogants vers moi pour me décrire en suivant de son ongle le tracé des…

bastringue amoureux

    Son oeil noir me fixait dans la pénombre de la chambre. Je feignais de dormir encore et guettais sous  la frange de mes cils sa tête d’ange renversée au-dessus de mon flanc. Contempler Louise est la grande affaire de ma vie. Elle m’enjamba souplement et s’accroupit les cuisses très écartées dans le S…

les yeux noirs de Louise

  Le soleil a froid lorsque les yeux noirs de Louise se refusent. Ça commence toujours comme ça. Les rayons d’un soleil fluorescent me glacent parce que Louise s’égare et fuit. Un bruit sourd tape contre mes tympans. C’est le vacarme de la peur. Impuissant, j’aperçois une ombre blanche prendre ses jambes à son cou…

attends

Attends attends encore, laisse durer l’attente infernale qui nous ronge et nous énerve je vois tes mâchoires se crisper sous tes joues, il te tarde de me trousser ou de courber ma nuque sur ton ventre regarde, regarde, vois comme je tremble de désir pour toi là, vois-tu je remonte ma robe sur mon ventre…

reposer un peu mon amour à Talmont

  c’est à l’embouchure  toute gironde pleine et déliée bouche vorace  langoureuse et alanguie oui, c’est ici que je veux faire reposer  un peu mon amour mon amour  iodé  et salace aux arômes de vase et sel sur la pierre blanche et grise étendre le corps du délit des roses trémières pour cierges agenouiller sur…