Escapade en Catalogne espagnole : Dali à Figuerès et Gaudi à Barcelone

Chiche, je t’emmène voir Dali  ! Et sans attendre !

C’est ce que m’a lancé une adorable et pimpante amie alors que je lui confiais, après avoir visité le musée Picasso à Paris, combien j’aimerais voir celui de Dali à Figueres.   Le surréalisme m’inspire, j’adore l’imaginaire débridé, les mises en scène de l’esprit et les œuvres de  ce courant artistique qu’il soit pictural ou littéraire. On  mit donc le cap sur l’Espagne  la semaine dernière.  En chemin, passé Carcassonne,  les arbres en fleur et le ciel prometteur nous ont mises en condition :  cette escapade entre filles allait être joyeuse,  et elle le fut. Elle fut aussi un très joli moment d’amitié, se voir au cours d’une soirée et partager 5 jours en vadrouille,  c’est très différent,  sur ce laps de temps on découvre beaucoup de composantes de l’intimité de l’autre, et les cœurs s’ouvrent.

Petit reportage sur notre virée .   Excusez les photos floues, hélas mes mains et mes bras ne peuvent plus déjà suffisamment  immobiliser l’appareil  photo ou le téléphone. Figueres est si proche de la frontière, que je me suis demandée pourquoi je n’y étais jamais allée. Mon amie avait réservé un hôtel très rigolo, Le Plaza Inn , je vous le conseille, c’est vraiment un excellent plan,  à deux pas du musée, pas cher ( par ex 50 euros la chambre, 4.50 le petit dej avec de bons jus d’orange pressées devant vous et de la charcuterie catalane extra et huile d’olive bien sûr…),  les chambres et sanitaires sont propres et confortables. Très kitch et déjantée la déco sur la façade, à chaque fenêtre  des animaux sur les balcons, le hall expose des objets bizarroïdes hétéroclites.  Un belle terrasse sur le toit. Et chaque chambre est décorée avec fantaisie. Un garage pour la voiture, bref, côté pratique ce fut facile.

 

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Le lendemain, après une soirée tapas bien arrosée, on a rendez-vous avec Dali.

 

Sur la façade du Musée, se trouve ce scaphandrier, il invite à la plongée dans un monde loin de chez vous. Et pour sûr, on est atteint par l’ivresse des profondeurs

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Le Musée Dali c’est avant tout un théâtre, c’est ainsi qu’il l’a voulu et il est vrai que les visiteurs sont conviés à rentrer dans la scène surréaliste avec ses innombrables actes et tableaux. Il ne faut jamais cesser de regarder, ne louper aucun détail, dans le moindre recoin, du sol au plafond.   Musique, texte, effets d’optique, cinoche… Ce que j’aime chez Dali c’est son œuvre protéiforme,  parfois décadente, comme un ogre il s’empare de l’énergie de la matière et créé son univers qu’il offre au Dali 43monde en le laissant libre d’y chercher ou d’y trouve r ce qu’il veut. Dali c’est une bourrasque bienvenue dans notre monde si formaté, si triste, si obsédé par le bankable

Bien sûr il y a les femmes, la femme, Gala, et les autres…  le désir mais aussi la nourriture souvent présente dans ses compositions.

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Même si on n’est pas passionné par les bijoux, il faut  aussi voir la partie joaillerie dans une autre partie du Musée ; et même, plus que les réalisations des bijoutiers, contempler les dessins et les projets de  créations de Dali, superbement réalisés, avec une finesse du graphisme  et des couleurs qui sont déjà des œuvres d’art à part entière. Dali entendait ainsi magnifier le savoir faire des joailliers   et faire rêver les gens.

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Nous avons ensuite suivi ses traces jusqu’au château de Gala et Dali , à Pùbol. Hélas fermé en janvier…ça nous a frustrées.                 espagne15.16 198

 

 

Alors, après avoir acheté  pour trois fois rien quelques  jolis plats et pots à la Bisbal, la ville par excellence de la poterie catalane,  ainsi que des plantes grasses, nous avons filé vers Barcelone, fièrement propulsées par les chevaux du carrosse de la petit fée qui  les menait fort bien.

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Encore une fois, petit hôtel  sympa pas cher, hyper bien placé à 5 mn à pieds de l’hyper centre, face au Parc de la Ciutadella.   Et puis, pendant deux jours,  l’enchantement de Barcelone a opéré, qui doit décidément beaucoup à Gaudi et aux barcelonais, et  l’atmosphère, les sourires, le temps qui prend son temps. Les photos sont en désordre, il y en a beaucoup du fabuleux Hôpital moderniste Sant Pau. A voir absolument.  Les maison Gaudi, des cours intérieures,  et même le Nespresso Gaudéïsé… mais on n’a pas vu Clooney mosaïqué.

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IMG06491-20160128-1343Pour rentrer nous avons longé un peu la côte vers le sud depuis Barcelone, ce n’est pas du tout bétonné, la route au bord de la mer (et du chemin de fer) . Petit arrêt pour déjeuner sur le rivage et ramasser des coquillages. Car mon amie orpailleuse  en collectionne par milliers de toutes les plages de la planète…de toutes les couleurs, et plus ils sont minuscules plus elle est ravie.

 

 

Il nous manquait Portlligat pour terminer notre hommage à Dali.  La route sinueuse pour Cadaques  et  enfin le paradis s’est offert à nous. A part 2 vieux pêcheurs, le village était désert et si magnifique de sérénité. Tout était fermé, mais qu’importe , ou tant mieux.  On a pu mesurer combien l’extravagance géniale de Dali se nourrissait aussi  de dénuement.


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