Prix de la nouvelle érotique : une performance diabolique

le

106652791Sur le Salon Littéraire  et sur Impermanence  , je vous ai déjà parlé du lancement du  Prix de la nouvelle érotique initié par les Avocats du Diable en lien avec  les éditions Du Diable Vauvert,  mais une petite resucée s’impose, histoire d’énerver un peu la plume des auteurs désireux d’y participer et de faire venir l’eau à la bouche aux lecteurs de petite vertu.

Lors d’une conférence de presse organisée mardi dernier à Paris  au Café des Editeurs, Marion Mazauric, Jacques-Olivier Liby, Carole Chretiennot et Franck Spengler,  nous ont expliqué  leur vision de cette littérature du désir boudée aujourd’hui par le monde des Lettres et par  les médias sans doute à cause de la surexposition des corps et des productions faciles qu’ils dénoncent d’ailleurs.

Les Avocats du Diables et les éditions Au Diable Vauvert  aiment les épousailles des esprits et des corps et les mots qui chauffent les sens.  Jacques-Olivier  Liby assume totalement l’érotomane qu’il est, ses camarades n’ont fait que le suivre dans cette aventure littéraire  car c’est lui qui a fomenté la chose ( il a été dénoncé par ses camarades), et ce fut un réel plaisir de les écouter tous  partager leur passion des textes  et leur envie de dénicher  des talents pour  renouer avec l’irrévérence littéraire. Ils se défendent de toute tentative de récupération éditoriale et ça se sent, il y a une sincère générosité dans ce prix.

DSC05279-copieb-copie-1
désaper les mots

Ni les uns ni les autres ne donnent  de définition de l’érotisme, ils concèdent qu’elle est mouvante des uns aux autres, mais ils s’accordent sur ceci : le verbe peut être sensuel, cru, pornographique, qu’importe pourvu qu’il fasse sens, œuvre littéraire et parle tout autant à la tête qu’au ventre.

La contrainte qu’ils vont imposer aux auteurs participants au Prix ne manque pas de sel : un temps d’écriture qui correspond au passage à l’heure d’hiver : le 24 octobre, de minuit à 7 heures du matin + un contexte d’écriture + un mot final imposé + 15000 signes, espaces compris.

Une partie du jury n’est pas révélée. Seuls sont connus pour l’instant :  Jacques-Olivier Liby (président des Avocats du Diable), Carole Chrétiennot, (cofondatrice du Prix de Flore et de la Closerie des Lilas),  Marion Mazauric, (directrice des éditions Au Diable Vauvert),  Franck Spengler (editions Blanche),  Françoise Rey  (écrivaine) et Jean-Pierre Chambon ( psychanalyste).

Tous les textes seront lus de façon anonyme,  une première liste de finalistes sera établie puis le résultat sera connu le jour du passage à l’heure d’été. Le lauréat sera  joliment récompensé avec  3000 euros et une résidence d’auteur dans le Gard d’une durée de 3 à 5 semaines. Les organisateurs réfléchissent au sort des  autres nouvelles finalistes et promettent de leur donner de la visibilité.  Ils sont impatients de découvrir à travers leurs textes l’univers littéraire  de ces auteurs qui écrivent le désir, le sexe, l’inconvenance.

Date de clôture des inscriptions des auteurs : 15 octobre.   Conditions :  être majeur, francophone, avoir déjà publié sur support papier ou numérique. Une seule contribution par auteur.

 

→Règlement du Prix de la Nouvelle érotique

 

→ Retour page d’Accueil et autres chroniques