A propos de Charlie : et quid de notre responsabilité collective ? questionnent des profs

Extrait de la lettre de 3 profs de Seine Saint Denis qui s’interrogent sur notre responsabilité collective à propos des assassins des 17 victimes de l’attentat contre Charlie.

Il serait trop facile de ne chercher que des mesures sécuritaires dans l’urgence alors que cette tragédie résulte de la misère et de l’abandon….En voici un extrait, et vous pouvez lire → la lettre publiée entièrement sur le blog Nouvelles d’Orient

[….

……Ceux de Charlie Hebdo étaient nos frères : nous les pleurons comme
tels. Leurs assassins étaient orphelins, placés en foyer : pupilles
de la nation, enfants de France. Nos enfants ont donc tué nos
frères. Tragédie. Dans quelque culture que ce soit, cela provoque ce
sentiment qui n’est jamais évoqué depuis quelques jours : la
honte.

Alors, nous disons notre honte. Honte et colère : voilà une
situation psychologique bien plus inconfortable que chagrin et
colère. Si on a du chagrin et de la colère, on peut accuser les
autres. Mais comment faire quand on a honte et qu’on est en colère
contre les assassins, mais aussi contre soi ?

Personne, dans les médias, ne dit cette honte. Personne ne semble
vouloir en assumer la responsabilité. Celle d’un Etat qui laisse
des imbéciles et des psychotiques croupir en prison et devenir le
jouet des pervers manipulateurs, celle d’une école qu’on prive de
moyens et de soutien, celle d’une politique de la ville qui parque
les esclaves (sans papiers, sans carte d’électeur, sans nom, sans
dents) dans des cloaques de banlieue. Celle d’une classe politique
qui n’a pas compris que la vertu ne s’enseigne que par
l’exemple…..]

Lire la lettre publiée par Catherine Robert, Isabelle Richer, Valérie Louys et Damien Boussard

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