Le Dictionnaire des fantasmes et perversions, 2014

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Parce que s’échauffent les esprits à propos du diable sadien, c’est pile le moment pour parler de cet incontournable Dictionnaire des fantasmes et des perversions réédité en septembre 2014 aux éditions de la Musardine, avec une mise à jour des nouveaux TOC sexuels.

Une lecture à conseiller pour qui veut mesurer le pouvoir de l’imaginaire qu’il soit  solaire ou noir… ne pas en croire ses yeux… détricoter ses idées reçues… ou même  égayer le train train de sa sexualité pour rechercher le chemin du plaisir par exemple en s’adonnant au kabazzah qu’il conviendrait, mesdames,  de toutes maîtriser, ou en s’exerçant à la rigolote nasophilie bien que, personnellement, je refuserais alors catégoriquement que le nasolinctus se termine par un éjaculat, qui n’est autre qu’un mouchage de nez. Tout de même.

Si certaines perversions sont véritablement répugnantes et même dangereuses ou criminelles,  le tour d’horizon auquel nous convie cette étude n’est pas inutile, et même rassurant car si nous  trouvons parfois nos désirs bizarres, nos névroses se situent encore dans le raisonnable. Et  puis, si vous êtes adepte des speed-dating et qu’en sept minutes chrono votre vis-vis vous demande si vous appréciez la taphéphilie, vous saurez après cette lecture, qu’il faut vous sauver sans demander votre reste.

Enfin, ce dictionnaire qui explore les tréfonds de la nature humaine, apporte aussi sa note culturelle, plus aimable,  le cul et la culture étant  souvent étroitement liés.  Il faut remonter la machine du temps parfois très loin   pour retrouver l’origine de beaucoup des drôles, excitantes ou sales manies présentées dans l’ouvrage.  L’auteur Branda B.Love nous explique par exemple que la dendrophilie (du grec dendron : arbre, et philia : amour de) ,  une excitation sexuelle provoquée par les arbres donc une paraphilie parfaitement écologique,  se rencontre sur tous les continents et que la mythologie gréco-latine ne tarit pas d’histoires associant le désir sexuel aux forêts et aux végétaux.   Kant s’était lui aussi adonné à cette fantaisie, il  se masturbait sur un arbre fétiche, sans doute éprouvait-il là son concept du sublime, allez savoir…

Des références historiques, littéraires et cinématographiques émaillent l’ouvrage qui donne aussi des extraits d’articles ou de textes illustrant la plupart des quelques 600 entrées du dictionnaire. La couverture, quant à elle,  est terriblement cliché et commerciale et ne correspond pas à la teneur du dictionnaire.

Branda B. Love, Dictionnaire des fantasmes et perversions. Réedition sept 2014, éditions La Musardine, 565 pages, 10,95 euros.

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