Sa vie dans les yeux d’une poupée, d’Ingrid Desjours

le

desjours

 

 

Le thriller Sa vie dans les yeux d’une poupée est paru chez Pocket le 14  juin 2014.  Son auteur, Ingrid Desjours, est psychologue spécialisée en sexo-criminologie et scénariste pour des séries policières télévisées. Son roman en porte les empreintes.

C’est hallucinant.

Si vous aimez les émotions fortes, les livres qui bousculent, les uppercuts textuels, si  vous pouvez encaisser une bonne dose de machisme, une autre de violence,  pas mal de sexe,  le tout agrémenté de fugitifs instants de  tendresse et de grâce, bref si vous adorez ne pas savoir où vous mettez les pieds alors embarquez cet  extraordinaire (dans le sens premier : qui sort de l’ordinaire)  thriller  dans vos bagages pour l’été !

On en sort éberlué,  lessivé, exsangue, sonné. Arrivée à la page 321 du livre qui en compte 333, je pensais avoir bu le calice jusqu’à la lie, j’ai donc gardé ce que je pensais être l’épilogue pépère, un rien consolant  pour la fin de journée. Ah ah ah ah…que nenni, Ingrid Desjours, la traîtresse m’a achevée, hachée menue de la page 322 à la 328. Il m’a fallu un bon remontant, prévoyez-donc un petit alcool pour vous remettre, un massage apaisant et jetez toutes les poupées de vos enfants.

Si vous voulez garder votre désir intact et jouir de votre lecture, vous ne devez savoir rien d’autre que cela : les deux personnages principaux sont Marc, un flic épouvantablement machiste et Barbara une étrange jeune femme passionnée par les poupées de porcelaine.  L’histoire démoniaque est extrêmement bien menée, remarquablement bien écrite ;  vous croyez en saisir quelques tenants et aboutissants à mesure de la lecture  mais… vous vous fourrez le doigt dans l’œil… et même très littéralement. C’est abominable et grandiose. Inimaginable.

SURTOUT SURTOUT, ne cherchez pas le résumé de ce livre , hélas on trouve une  pléthore de  chroniques  sur le net qui dévoilent l’intrigue, déflorent tout ce que le lecteur doit prendre de plein fouet au détour des pages,

Car enfin, l’intérêt des bons  polars, c’ est justement de se laisser mener en bateau dans la tempête. Et là, le bateau est complètement  ivre, la capitaine a décidé de couler ses passagers, inutile de prendre de la Nautamine, le lecteur sombrera et il est interdit de lui lancer une bouée de sauvetage dès le départ. Il faut qu’il sombre !

 

Donc, résistez à l’envie de lire de  mettre la truffe de Google sur les traces  de Sa vie dans les yeux d’une poupée. Auriez-vous envie de savoir  à l’avance ce qu’il y a sous la robe de la femme  ou sous le pantalon de l’homme que vous avez envie de déshabiller et de découvrir ?

Bref, commandez ce bouquin les yeux fermés pour un soir d’été infernal, et dégustez à l’aveugle.

 

 

Ingrid Desjours – Sa vie dans les yeux d’une poupée –  Editions Pocket- 333 pages –  juin 2014 – 7.30 euros

 

 

Un commentaire Ajoutez le vôtre

votre grain de sel

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s