S’inventer un autre jour, retours de lecture

 

Capture sujVoici une critique de mon livre S’inventer un autre jour, publiée sur le magazine Benzine et sur le site  Critiques Libres

Extrait :

Le droit au désir
…[… dans ces six nouvelles Anne Bert met en scène des personnages qui ne vivent pas leur sexualité comme la majorité des femmes et des hommes qui déambulent dans les rues, ils vivent le handicap ou dans la marge, préfèrent la morbidité, la nécrophilie, le fétichisme ou la virtualité, tous ont des désirs, des fantasmes, des envies sexuelles comme la majorité des êtres humains. Le fil rouge qui relie ces histoires, aussi morbides qu’érotiques, est ce besoin qu’ont tous les handicapés, paumés, déviants (ou présentés comme) d’avoir et de vivre une sexualité même si elle est différente de celle des autres.

Capture 33Ces textes pourraient figurer dans le catalogue n’importe quel éditeur, ils ne sont jamais indécents seulement durs, cruels, charnels, sensuels, ils disent des mondes qu’on n’aime pas voir, pas regarder, les monde de la marginalité et de la différence qui choquent nos penchants bien pensants. Le talent d’Anne Bert lui permet de nous emmener au fond d’histoires difficilement supportables mais tellement réelles, des histoires comme les médias en relatent quotidiennement. Son écriture fluide, forte, violente quand il le faut, sensuelle si c’est nécessaire, lui permet d’explorer les mondes les plus glauques sans jamais sombrer dans la sordidité ni la répugnance. Elle nous montre seulement que la sexualité est une fonction charnelle, physiologique, psychique et finalement vitale qui ne concerne pas que les starlettes et les bellâtres dénudés qui s’exhibent dans les magazines ou sur la Toile mais tout le monde même les moches, les handicapés, les malades, les pauvres, … et que les fantasmes peuvent planter leurs racines là où on ne l’aurait jamais cru. Les phéromones peuvent entraîner dans leur danse endiablée, comme dans un ballet de Walpurgis, tous les êtres sexués sans aucune préférence, l’amour est pour tout le monde même si certains disent le contraire et en font même une religion.]

 

→ Lire la critique complète  sur le site Critiques Libres

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Noémie dit :

    Je viens de terminer votre livre, j’en reste tout chose, ces nouvelles nous font rentrer dans des univers inconnus, et pourtant j’ai bien eu l’impression que ça parlait de nous tous, de nos intérieurs. J’aime bien aussi l’humour en pointillé, même aux moments les plus graves. C’est érotique parfois oui, mais beaucoup plus que ça, c’est « privé ». Il s’agit bien de Fabrice Lucchini dans « Ré, mon enfoirée  » ? J’ai pas vu le film Alaceste mais je l’ai reconnu ! c’est ma préférée, cette nouvelle avec la jeune fille, peut-être parce que j’ai 25 ans, mais j’ai aimé l’homme-chien aussi, ça m’a fait pleurer.

  2. Le thème me plaît, me plaît beaucoup. Il me semble ajouter sa pierre au vaste édifice de la tolérance…

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