dédicace S’inventer un autre jour

IMG03944-20131019-1357A Angoulême, hier, chez Cultura,  je rencontrais les lecteurs pour mon livre S’inventer un autre jour, qui vient de paraître aux éditions Tabou.  J’ai eu plaisir à dialoguer avec beaucoup d’entres eux, la rencontre à toujours eu  lieu, je parle là de la définition vieillie de la locution « faire rencontre »  qui  dit la découverte et la connaissance de l’autre, plutôt qu’une simple mise en présence auteur/lecteur sous prétexte de signer et de vendre un livre,   exercice qui n’a  alors pas vraiment grand sens.

A vrai dire, c’est moi  qui rencontre les lecteurs et j’aime ça.  Placée à un angle de la librairie, les passants ne pouvaient ignorer la table  de dédicace. Il est indéniable que ceux qui n’étaient pas pétris de timidité à l’idée d’adresser la parole à autrui, ou qui n’étaient  pas raccordés à d’invisibles locuteurs par leur portable tout en effleurant du regard les livres ici ou là sans vraiment les regarder, ils ont été très nombreux à rester accrochés à la couverture de S’inventer un autre jour. Certains même carrément scotchés, en arrêt devant le livre, muets,  les yeux fixes sur la couverture. Je les ai tous interrogés sur leur ressenti, les mots qui revenaient le plus souvent ont été : belle, étrange, étrangement belle, dérangeante mais belle, inattendue, fascinante, très sensuelle, érotique, bizarre,  un peu inquiétante et pourtant douce. Lorsque j’insistais pour savoir ce que cela leur évoquait, ils m’ont tous dit la fragilité, la maladie, la vie privée, la protection, la tendresse, la sensualité, la douceur, la différence. Ce qui m’a confortée dans le choix de cette couverture, car même si ce livre ne parle pas de maladie, il parle de fragilité, d’intimité et du besoin de se protéger.

Les lecteurs sont des gens formidables, je ne cesserai de le répéter. Un jeune couple d’une douceur et d’une délicatesse exquises, conquis par la couverture, m’ont parlé de la difficulté qu’ont les gens de regarder ceux qui diffèrent d’eux-mêmes, de leur facilité à être dérangé, regrettant leur façon de se détourner des gens sans cheveux, maigres (plutôt que gros), handicapés, malades, cabossés.  Ceux-là ne m’ont pas pris de livre, mais ce n’était pas important, nous avions longuement échangé sur la vie et la littérature. Avec d’autres, on a parlé de la façon dont la littérature érotique ces derniers temps laisse à penser que les gens sont tous beaux, jeunes, friqués, aptes à s’envoyer en l’air avec joie,sans dire que la vraie vie, c’était bien autre chose, parfois si loin…

IMG03949-20131020-1500 recadréMais ce qui  me restera en mémoire de cette journée, est assurément la dédicace qu’une lectrice  m’a offerte sur le cahier sur lequel je travaillais. Il n’est pas ordinaire, que ce soit le lecteur qui dédicace sa lecture à l’auteur ! Cette jeune femme est revenue une heure après m’avoir acheté un livre pour me dire qu’elle avait lu le premier chapitre sur place (sur un des gros  fauteuils de la librairie ou  dans sa voiture, elle ne m’a pas précisé)  et qu’elle revenait pour me dire qu’elle me tirait son chapeau, qu’elle avait beaucoup aimé. Merci à elle d’avoir eu envie de revenir me le dire !

Voici ce que dit sa dédicace : [Parce qu’il y a de tout dans cette vie : des beautés étranges qui ont enfin droit à une couverture, des femmes de l’ombre qui tiennent sous leur coupe des hommes dans la lumière.]

Elle évoquait aussi mon roman L’emprise des femmes, qu’elle venait de commencer. Cette jeune femme sait dire les choses joliment…

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https://anneelisa.wordpress.com/2013/12/14/sinventer-un-autre-jour-extrait-audio/

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https://anneelisa.wordpress.com/2012/06/28/un-autre-jour/

2 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. anne dit :

    Merci Isabelle, la thématique de ce livre me tenait à cœur depuis longtemps, toutes les nouvelles sont reliées à la vraie vie, d’une façon ou d’une autre. Pour ce qui est des fautes et coquilles, je suis au courant, vous pensez bien…je les ai découvertes quand j’ai reçu mes exemplaires, ça m’a gâché ma joie et je peux même ajouter que la première, page 9… n’existe pas dans mon manuscrit remis….Vous savez quoi ? il faut adresser votre remarque à mon éditeur …) et j’espère que les lecteurs s’attacheront au texte sans s’arrêter à cette navrante chose…

  2. Isa Lorédan dit :

    J’ai entamé la lecture de ce nouvel opus, et j’ai beaucoup aimé les deux premières nouvelles. Je vais m’empresser de découvrir la suite 🙂

    Cependant, je déplore encore une fois que le manuscrit n’aie pas bénéficié d’un travail plus sérieux de la part de l’éditeur en matière de correction. Deux nouvelles et déjà quelques fautes retrouvées, comme pour « L’emprise des femmes ». C’est extrêmement dommage que Tabou ne soit pas plus méticuleux…

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