Le livre numérique entre en librairie par E-Fractions

LOGOIl faut employer les grands moyens… car le numérique a toujours mauvais presse, c’est le cas de le dire.  La presse généraliste et littéraire, les émissions et chroniques  littéraires des radios et télé renâclent toujours à parler du livre numérique. Ou alors,  pour n’ évoquer que  le support numérique et  ils polémiquent  à n’en plus finir sur ses bienfaits et ses nuisances. Ce qui revient à pisser dans un violon, ou se mettre la tête dans le sable pour les plus pudiques. Que c’est surprenant quand même,  ce manque de curiosité intellectuelle, cette presque faute professionnelle, qui les empêche de se  pencher sur le contenu du  livre numérique, sur le texte, rien que le texte… Il faudrait m’expliquer pourquoi ce support numérique rendrait un texte mauvais. Et puis…ne faudrait-il pas que tous  les journalistes et chroniqueurs s’équipent  de tablette ou de liseuse ? Ou bien écrivent-ils toujours leurs  papiers sur des machines à écrire ?

Certes, faute de toute jeunesse, l’édition  numérique propose énormément de textes médiocres, mal écrits, sans voix,  quand ils ne sont pas carrément épouvantables, n’importe qui s’inventant  du jour au lendemain éditeur numérique ou auteur, car rien de plus facile, désormais, que de publier un e-book sans aucun bagage culturel,   les choix des tapuscrits se faisant trop souvent sans exigence, l’essentiel étant de remplir le catalogue et de vendre beaucoup d’e-books  à moins de 3 euros.  Non que la littérature appartienne à des happy few , mais la connaissance littéraire n’est pas non plus une tare, ni un gros mot. Pour écrire et pour éditer, il n’est pas superflu d’avoir lu, lu , lu et encore lu…et de présenter pour le moins… des livres écrits en bon français, sur des sites   qui ne sont pas bourrés de fautes d’orthographe.

Pour autant, dans cette jungle, il existe de vrais talents d’éditeurs et d’auteurs (même auto-édités d’ailleurs).  De nombreux textes qui valent  d’être lus errent sur la toile quand de mauvais livres papier, objets marketing, sont sur les tables des libraires en bonne place. Librairie. Qu’est devenu ce mot ? Librairies numériques,  en ligne, d’hyper marché,  franchisées,  indépendantes de quartier…parle-t-on des mêmes métiers ? Le libraire existe-t-il encore ? Reste-t-il prescripteur ou simple vendeur ?  Y trouve- t-on les mêmes titres dans ces différents espaces, la même littérature, et tous les courants de pensée y sont-ils représentés ?

Et le livre numérique, où peut-il trouver sa place ? Il faut peut-être différencier les éditeurs qui se sont mis au livre numérique par défaut, en numérisant tout leur catalogue pour ne pas rater le train en marche mais en vendant ces e-books  de façon injustifiée à des prix bien trop élevés,  et les éditeurs 100% numériques ou pratiquant le numérique + le livre papier ( dans cet ordre). Ces derniers ne sont pas tous des radicaux qui veulent assassiner le ringard  livre papier . Certains veulent faire cohabiter les deux. Et certains encore veulent même protéger les libraires.  En investissant chez eux des moyens pour les intégrer à cette évolution numérique, ils veulent garantir leur rôle de prescripteur de littérature.

e-fraction

 
Ainsi, les éditions E-fractions*  (maison d’édition et diffuseur) se battent pour faire entrer le livre numérique chez le libraire  pour qu’il ait la liberté de le proposer à ses lecteurs s’il juge le texte valable.  E-Fractions propose une carte pour matérialiser le livre numérique, de type carte postale, avec la couverture au verso avec un QR code pour les geeks, et la 4ème de couverture au recto. Le libraire a la possibilité pour une première expérience, de commander ces cartes/livres en dépôt  ou de les acheter à E-Fractions comme il commande ses  autres livres chez les diffuseurs. Selon son choix, il percevra une marge très différente. Une fois mis en place sur un présentoir, il suffit au client de choisir son titre après avoir demandé conseil au libraire, lequel lui remettra le code de téléchargement ou , lui enverra le livre dans sa boîte mail.

→ voir sur Actua-Litté l’info IMG02854-20130514-1030

→ voir l’article sur le CNET France

→ voir l’article de Sud-Ouest

→  voir revue de presse sur le site de E-Fractions 

Bien sûr l’intérêt est que cette offre reste chez les libraires et les médiathèques et ne soit pas proposée dans les hypers ! Mais E-Fractions de toutes façons reste exigeant , Franck Oliver Ferrère et Paul Leroy Beaulieu,  vont publier peu mais bien,  et diffuser des livres numériques d’autres éditeurs et d’auteurs qu’ils choisiront avec soin.  Leur conception de la littérature est garante de qualité.

Enfin, les réfractaires au numérique ,notez-bien que E-Fraction publie aussi ses titres en papier :

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