Le Salon Littéraire vu par Joseph Vebret – Critiques et chroniques littéraires en question

Les magazines littéraires opèrent leur  mue.   A l’heure du numérique, il se sont mis  à la page virtuelle, proposant des abonnement en ligne ou  couplés papier/numérique. Des webmagazines proposent  un accès gratuit, d’autres des formules payantes pour accéder à leurs articles et leurs dossiers et il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans ces nouveaux supports.

Depuis le début de l’été 2012, → LE SALON LITTERAIRE à vu le jour sur la toile, avec à sa barre  Joseph Vebret qui fut directeur éditorial du   Magazine des Livres depuis 2006  jusqu’en juin 2012,  date où il dût jeter l’éponge face à la concurrence et aux profondes modifications des comportement des lecteurs cherchant désormais sur internet   plutôt que dans la presse papier, des informations sur le monde littéraire.

copyright Louis Monier
copyright Louis Monier

Rencontre avec cet homme très attaché à ne pas enfermer la littérature dans une affaire de spécialistes où le lecteur n’aurait que peu de place.

 Joseph Vebret,  LE SALON LITTERAIRE est un nouveau site qui suscite de la curiosité et des questions concernant son fonctionnement que certains trouvent  parfois un peu opaque, notamment pour la publication des articles et le conflit d’intérêts entre les contributeurs et les lecteurs ; pouvez-vous éclairer les internautes et répondre à ces questions ? Pourquoi avoir créé Le Salon Littéraire ?

 

 J’ai créé en 2006 Le Magazine des livres, un bimestriel consacré aux livres et aux auteurs, réalisé par une équipe de bénévoles, des écrivains, chevronnés ou en devenir, des blogueurs, des lecteurs compulsifs, bref des passionnés. Je n’avais pas le choix : le groupe qui me donnait la possibilité de créer ce titre ne prenait en charge que la mise en page et la distribution. À moi de me débrouiller pour le reste. J’ai joué le jeu parce qu’il me semblait nécessaire de faire entendre une autre voix, une autre façon de parler des livres, de la littérature et des écrivains, une approche qui ne soit pas journalistique, avec ses codes et ses contraintes, mais libre et passionnée. Attention, je ne dénigre pas les journalistes, je l’ai été moi-même pendant longtemps, je dis simplement que je voulais opposer à l’objectivité attendue des uns la subjectivité espérée des autres. C’est pourquoi ce bénévolat trouvait sa contrepartie dans une liberté totale laissée aux contributeurs. D’aucuns m’ont accusé de gérer une auberge espagnole ; c’est exactement ce que je voulais : une diversité de ton, d’approche et de styles.

Je ne m’éloigne pas de votre question dans la mesure où cette genèse nous conduit vers le Salon littéraire.

Un bimestriel donc, éclectique, passionné, ouvert, à l’écoute des écrivains, tous styles confondus, et des livres, tous domaines confondus. Loin des mouvements de mode, des tendances, des écoles, des chapelles, des factions, des cercles et autres réseaux d’influence, au-delà des stratégies politiques, industrielles ou commerciales, il avait pour ambition de donner à lire ou à relire, sans querelles inutiles ni stérile acrimonie.

Le journal s’est maintenu durant une soixantaine de mois, mais sans jamais trouver sa vitesse de croisière. Une bonne audience, une excellente notoriété, mais des ventes souvent décevantes. Nous étions confrontés à la concurrence de deux dinosaures, Lire et le Magazine littéraire, tous deux appartenant à des groupes puissants, L’Express et Le Point. S’ajoutaient à cela les pages « livres » des quotidiens et des news et tous les blogs de lecteurs.

Début 2012 j’ai commencé à être lassé de ramer dans le vide. Il m’apparaissait de plus en plus évident que l’avenir de la presse « papier » passait par Internet (voir à ce sujet Newsweek qui abandonne le papier au profit de la toile), et que, dans le même ordre d’idée, l’avenir de la critique littéraire, ou tout du moins, l’avis de lecteurs passionnés, passait aussi par le web. Les contraintes techniques devenaient insupportables (bouclages, mise en page, nombre de pages limité au regard du nombre d’articles à publier, prix de vente prohibitif, mauvaise qualité du papier, etc.), de même que la pression du groupe. J’ai donc décidé de mettre fin à l’aventure « papier » pour tenter l’aventure « internet ».

 Quel groupe soutient et fait fonctionner le site ?

Je me suis en effet rapproché de CCMBenchmark (L’Internaute, Copains d’avant, Journal des femmes…) qui représente aujourd’hui la cinquième audience d’Internet en France, avec plus de 20 millions de visiteurs uniques, derrière Google, Microsoft, Facebook et France Télécom.

Tout est allé très vite. Dès la première réunion, nous sommes tombés d’accord sur le fait qu’il ne fallait surtout pas « plaquer » le Magazine des Livres sur internet, mais trouver un modèle adapté au support et aux visiteurs potentiels.

 Quelle est sa singularité par rapport à d’autres sites consacrés à la littérature ?

Votre question appelle deux réponses, sur la forme et sur le fond.

Sur la forme, le contenant, nous nous sommes appuyés sur la technologie « Expeert » développée par le groupe, permettant de créer des réseaux sociaux réunissant des internautes dans une optique commune et s’adressant à des personnes intéressées par des connexions établies sur le partage d’une passion. Des passionnés de livre et de littérature, dans notre cas, qui s’adressent soit à d’autres passionnés, soit à des nouveaux venus dans cet univers, soit enfin à ceux qui se posent une question. C’est en quelque sorte un Facebook littéraire, la vie privée en moins. L’ensemble est organisé en communautés qui interagissent entre elles. Il y a la communauté des rédacteurs, mais aussi des communautés autour d’intérêts communs, Victor Hugo, les biographies, les essais politiques, etc.

Autre spécificité, la possibilité offerte à chacun de créer son propre espace et de déposer ses textes. Un site ouvert à tous, donc, autour d’une passion commune, les livres et la lecture, fonctionnant en réseau social. Vous pouvez donc partager votre passion de la lecture, publier vos propres critiques, poser des questions à la communauté, déposer des commentaires, donner votre avis, échanger vos idées, indiquer vos sites favoris, et bien plus encore…

L’outil est très sophistiqué et ne cesse d’évoluer en permanence.

Enfin, nous disposons d’un studio vidéo, qui permettra dans très peu de temps de proposer des interviews filmées, et pourquoi pas à terme, une web-TV.

 Quel est l’enjeu du site ?

Fédérer des passionnés de lecture, mais aussi devenir peu à peu une banque de données. J’ai récupéré à quelques exceptions près l’équipe qui écrivait dans le Magazine des Livres, ainsi que tous leurs textes depuis 2002. Nous avons également fusionné avec Boojum, le site de mon ami Loïc di Stefano qui m’épaule très efficacement au quotidien. Ce sont plus de 8000 critiques qui seront mises en ligne progressivement, un vrai fonds documentaire en plus de l’actualité immédiate des parutions. Et une dimension encyclopédique en développement, des biographies d’écrivain, des listes de prix littéraire, une éphéméride, etc. C’est une machine très lourde et une entreprise très ambitieuse.

 Le site peut-il objectivement remplacer un magazine papier, par ex le Magazine des Livres qui proposait des dossiers complets et des articles souvent longs ?

C’est différent, une autre approche. Ce qui n’empêche pas les dossiers et les très longs articles. Lisez par exemple les interviews que je réalise,  elles dépassent bien souvent les 10 000 signes… Et rien ne s’oppose à tronçonner des textes et les proposer en plusieurs épisodes.

 La lecture des pages du site n’est-elle nécessairement pas plus rapide, avec une propension à zapper d’un article à l’autre, une façon finalement de survoler l’actualité littéraire plutôt que de l’explorer ?

Les statistiques nous indiquent que la plupart des visiteurs restent assez longtemps sur le site et lisent au moins trois pages, ce qui est beaucoup.

 Les livres dont on parle sont autant des nouveautés que des classiques. Ne serait-il pas utile de créer des onglets chronologiques, classant les ouvrages selon les époques dans lesquelles ils s’inscrivent ?

Chaque critique se termine par les références du livre accompagnées de la date de parution de celui-ci. Ajouter des onglets supplémentaires risquerait de complexifier davantage le site.

 

 L’intitulé de l’adresse du Salon est « livres expert ». Le mot « expert » est-il justifié et pourquoi ?

C’est plus exactement « expeert » avec 2 e et cela renvoie au nom du modèle, Expeert. Effectivement, ce nom n’a pas été choisi au hasard puisque dans l’absolu ce modèle permet de construire des réseaux sociaux d’experts en un domaine. Dans notre cas, ce ne sont pas des experts, mais des passionnés.

Sachez enfin que d’ici quelques jours l’adresse va changer pour devenir salon-litteraire.com. D’autres adresses renvoient également sur le site, par exemple salonlitteraire.fr ou lesalonliotteraire.net

 Puisque tout le monde peut chroniquer, un lecteur est-il un expert ?

Je viens de vous répondre : un lecteur est un passionné qui peut, grâce au site, partager sa passion.

 Donc, un passionné devient expert de sa passion, c’est très juste finalement, de la même façon les médias font appel à des experts dans tel ou tel domaine pour parler de leurs sujets, et ce sont la plupart du temps …des  pratiquants passionnés qui savent de quoi ils parlent.

Mais, pardonnez –moi d’insister, ce problème remue le landerneau des professionnels malgré tout,  un lecteur peut se réclamer du jour au lendemain critique ou chroniqueur ?

Un lecteur exigeant, pour lequel la lecture est une passion, peut tout à fait parler des livres qu’il a aimés ou qu’il n’a pas aimés. Il en a la légitimité et nous lui donnons la possibilité de le faire.

 Y  a-t-il une différence entre donner son avis sur un livre et le chroniquer ou le critiquer ?

Bien évidemment. Une chronique a une dimension récurrente sur un thème donné (cinéma, théâtre, romans historiques, BD, etc.), une critique s’attache à un livre, en le replaçant dans un contexte, en parlant du contenu, l’histoire, le style, l’efficacité narrative, etc. Quant à l’avis, il est tout entier dans la critique ou la chronique. Il peut être isolé. Mais dire simplement que l’on n’a pas aimé le dernier Nothomb et que l’on a adoré le dernier Besson ne suffit pas ; encore faut-il étayer, argumenter, expliquer…

Revenons à  ce qui fâche ou agace les professionnels de la critique littéraire. Les blogueurs se prennent pour des journalistes, des lecteurs peuvent-il se prendre pour des critiques littéraires ? Les compétences professionnelles seraient-elles alors devenues obsolètes ? Comment vous positionnez-vous sur ce terrain ? N’est-ce pas finalement une autre approche de la littérature que propose votre site et pourquoi ne pas exploiter cette singularité en revendiquant non pas l’expertise, mais simplement la voix des lecteurs ? Et chroniquer un livre exige-t-il une culture littéraire réelle ou pas ?

Au risque de choquer mes amis journalistes critiques littéraires professionnels, je pense que la critique littéraire ne demande aucun diplôme particulier, aucun savoir-faire spécifique, normé, formaté. Nous sommes dans le domaine de la subjectivité pure. J’apprécie des auteurs que mes confrères détestent et vice-versa et pourtant c’est le même texte qui nous est donné à lire. La lecture fait appel au ressenti, au vécu propre à chacun de nous, répond ou ne répond pas à nos attentes, nous entraine dans un autre monde lorsqu’elle remplit ses objectifs. J’aime Dura, Gide, Jouhandeau, pour ne citer que ces trois et Proust m’ennuie profondément. Ce n’est pas pour autant qu’il écrit mal ; c’est un génie, cela ne fait aucun doute dans mon esprit, mais ses livres me laissent de marbre. Donc, il me semble, j’en suis même persuadé, que tout lecteur passionné (et donc porteur d’une culture littéraire plus ou moins étendue) est en mesure de critiquer un livre, de donner envie de le lire ou d’expliquer pourquoi il lui semble raté. De même qu’un supporter de foot est capable de commenter un match. Encore faut-il être passionné.

C’est donc, et vous avez raison de le souligner, une autre approche de la littérature que nous proposons sur le Salon : des passionnés, des lecteurs compulsifs, des gourmets, des gourmands, et bien d’autres, qui viennent parler des livres qu’ils lisent ou qu’ils ont lus. Quant aux jeunes lecteurs, qui ont découvert ce plaisir inégalé qu’est la lecture, ils peuvent tout aussi bien parler des livres, avec leurs mots, leur ressenti. Et tous ceux qui hésitent, ne savent pas quoi lire, se demandent s’il est opportun de mettre 25 € (les livres sont trop chers) pour s’offrir telle ou telle nouveauté, ils pourront se forger une opinion. D’autant que le Net offre une possibilité, un luxe, que la presse écrite ne peut pas s’offrir, par manque de place ou de moyens : proposer plusieurs critiques autour du même livre.

Nous ne revendiquons pas l’expertise et je reconnais que l’adresse du site et le nom du modèle peuvent prêter à confusion. Nous revendiquons la passion et un intérêt commun pour la chose écrite.

 

Cette place faite aux lecteurs est considérable. Comment fonctionne la rédaction des critiques et des chroniques ? Y-a-t-il un rédacteur en chef qui surveille les publications ou tout un chacun peut-il publier n’importe quel billet, librement, au risque de publications hasardeuses et inappropriées pour un site littéraire.

Il n’y a aucun contrôle à priori : quiconque peut déposer un article, même de façon totalement anonyme. Loïc di Stefano, directeur délégué et moi-même, directeur éditorial, sommes aussitôt alertés dès qu’un texte est déposé. Nous veillons d’abord à ce qu’il ne soit pas en infraction avec la loi (injure, diffamation, etc.), qu’il ne soit pas une autopromotion notamment pour un livre publié à compte d’auteur et qu’il soit écrit dans un français correct. Dans ce cas, nous apportons les quelques améliorations de mise en page et de référencement, notamment concernant les tags et les titres. Nous ajoutons les photos si nécessaire et complétons les références du livre.

Y a-t-il un souci d’exigence ?

Bien évidemment. Si le texte est mal écrit, nous le retirons et le renvoyons à son auteur avec quelques remarques et conseils et l’invitons à le remettre en ligne sitôt retravaillé. Mais c’est très rare ; en règle générale un bon lecteur manie aisément la langue française. Restent les petits plaisantins qui profitent de cette liberté de publication pour déposer tout et n’importe quoi. Ils sont aimablement renvoyés à leurs chères études.

Quelle est la différence sur le Salon Littéraire entre un rédacteur, un chroniqueur et un chroniqueur invité ? Y a-t-il une hiérarchie et comment se justifie-t-elle ? Où se situe un internaute lambda par rapport à l’équipe nominative du Salon ?

Il n’y a pas de hiérarchie, simplement des étiquettes pour savoir qui s’exprime et d’où vient le message. Il y a une équipe de rédacteurs que avons constituée avec Loïc parmi lesquels se trouvent des invités (des écrivains qui s’expriment de temps en temps) des chroniqueurs (plus spécialisés dans un domaine et dont les textes vont au-delà de la simple critique) et des rédacteurs. C’est un peu le « Salon canal historique ». À cela s’ajoutent d’autres rédacteurs, venus de l’extérieur. On retrouve ces distinctions sur le site du Nouvel Obs, par exemple, avec les blogs de la rédaction, ceux des invités, le plus et en fin les blogs des abonnés. Mais, à l’arrivée, sur la page d’accueil du Salon ou ailleurs sur le site, tout le monde est logé à la même enseigne, au même niveau.

 Y a-t-il des salariés ou des pigistes ? Un contributeur est-il rémunéré ? Ou bien tout le monde est-il bénévole ? Quelle est alors la motivation des contributeurs ?

Ce ne sont que des bénévoles dont la motivation est de partager une passion, disposer d’un espace de liberté bien plus exposé qu’un simple blog, appartenir à une communauté, échanger, discuter. Contrairement à des salariés, ils écrivent à leur rythme, choisissent leur sujet et disposent d’un espace de totale liberté : aucune consigne, aucune contrainte, aucune obligation.

 Les contributeurs listés sur l’onglet Équipe, sont pour la plupart des écrivains ou des éditeurs, n’y a-t-il pas risque de conflit d’intérêts ou risque de copinage ?

Il y a deux éditeurs, qui d’ailleurs n’ont pas encore déposé de textes. L’un écrit sur la chanson française, donc rien à voir avec ce qu’il publie, l’autre est avant tout écrivain, très bon écrivain, Marc Villemain, et qui en parallèle est éditeur dans une petite, mais très intéressante structure. Je suis moi-même directeur de collection. Et je m’interdis de parler des livres dont je m’occupe. Il en est de même pour eux.

 Existe-t-il un moyen de se prémunir de ces risques ? Notamment pour rassurer les internautes sur l’objectivité des publications. Les livres des auteurs contributeurs sont-ils chroniqués sur le site ?  

D’abord nous affichons la couleur en mettant en ligne la bio des membres de l’équipe, sans omettre leurs fonctions éditoriales. Puis nous indiquons systématiquement en fin d’article, lorsque c’est le cas, que l’auteur du livre critiqué appartient à la rédaction du site. Il serait dommage de pénaliser les contributeurs au nom d’une objectivité qui finalement n’existe pas. Nous n’empêcherons jamais le copinage. Chacun a le droit de parler du livre d’un de ses amis ; à la condition bien évidemment d’être honnête dans son propos et de dire la vérité lorsque le livre a déçu ou s’il est moins abouti que les autres.

 

 N’y a-t-il pas, à la longue, un risque de fouillis, surtout en considérant la vitesse avec laquelle se déroule le fil d’activité, une chronique affichée ne restant visible sur le fil que le temps que d’autres la chassent.

Comme sur la plupart des sites d’information. Il y a néanmoins la possibilité, en haut et sur les côtés, de maintenir une info plusieurs jours. Mais ce n’est pas le plus important. Sachez d’abord que la très grande majorité des visiteurs ne passent pas par la page d’accueil, mais arrive directement sur l’article qui les intéresse via Google ou autres. Nous sommes en effet très bien référencés. Et qu’en plus, notre propre moteur de recherche interne est très efficace.

Mais ce phénomène de zapping n’est pas propre à internet. Il en va de même avec les magazines dans lesquels les lecteurs picorent et piochent de-ci de-là, ne lisant que ce qui les intéresse de prime abord.

 D’après vous que viennent chercher les internautes sur votre site ?

Un avis sur des livres, un ton différent, de la documentation sur un auteur, entrer dans une communauté de lecteurs…

 

Un petit mot sur l’édition numérique tout de même… Verra-t-on désormais, puisque le magazine « le Salon Littéraire » est numérique, des chroniques sur les éditions numériques et des critiques sur  leurs publications ? Vos rédacteurs s’intéressent-ils à ces nouvelles lectures ou bien les boudent-ils encore ? Est-ce encore la guerre entre le livre et l’ebook ? Je ne parle pas de rééditions numériques mais de publications récentes qui ne connaissent pas l’encre.

Nous parlons sur le Salon de tous les livres, quelque soit le format, papier, numérique, audio, etc. La seule et unique restriction concerne les livres publiés à compte d’auteur. En effet, nous ne voulons pas cautionner et faire la promotion d’un système qui profite de la crédulité des uns pour enrichir les autres. Pour revenir à l’édition numérique, si vous regardez bien, il existe un sous-menu dans Essai destiné à cet usage. Nous ne donnons aucune directive à nos contributeurs, ils choisissent eux-mêmes les livres dont ils ont envie de parler. Et si l’un d’eux, vous par exemple, avait envie de traiter de ce support, il sera le bienvenu. mais il est vrai que c’est un support qui n’est pas encore entré dans les mœurs. Je ne demande pas mieux de l’y aider

Faisant partie des rédacteurs du Salon, j’ai  effectivement déjà parlé d’un cadavre exquis numérique, Les Yeux de Fatalitas, mais la rubrique reste toute maigre et affamée…Comment voyez-vous l’évolution de votre site ?

Positive et exponentielle.

 Pensez-vous qu’il finira par devenir une référence en matière de littérature ou plutôt un observatoire de la lecture et des lecteurs.

Une référence à n’en point douter. Nous n’avons que 6 mois d’existence et déjà près de 6000 critiques en ligne. Le nombre de rédacteurs allant croissant, le nombre de critiques (et d’articles, et de dossiers, et d’interviews, etc.) ira grandissant jusqu’à couvrir le très large spectre de la littérature sous toutes ses formes, proposant une approche différente, entièrement centrée sur les livres et les auteurs (nous laissons le traitement de l’actualité aux autres, nous contentant de recommander des liens), accompagnée d’une liberté de ton et d’une subjectivité revendiquée.

 

 

 

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