Capture couv

le

Ce roman raconte la vie off, très sulfureuse, d’un homme politique vieillissant. La narratrice, une romancière qu’il a contactée, redonne voix à chacune de ses maîtresses, pour raconter leur histoire de jeux de pouvoir et de sexe.

Si le pouvoir et l’emprise des hommes sur les femmes ont décrié la chronique dernièrement avec l’affaire DSK, il n’en reste pas moins vrai que la domination des femmes en matière de relations amoureuses et sexuelles peut, beaucoup plus discrètement, s’avérer aussi diabolique et perverse et s’exercer sur des hommes pourtant rodés à la mainmise. L’histoire peut en témoigner depuis des siècles… et la juste lutte pour l’égalité des droits des femmes ne doit pas faire oublier qu’en matière de pouvoir, celles-ci savent être parfois aussi machiavéliques que les hommes. L’empire des femmes à mi-chemin entre le roman et le récit, conte les rapports de force ambigus d’un homme aux affaires publiques, avec ses maîtresses. Femmes cruelles auxquelles il lui a plu de s’asservir jusque dans la plus totale des luxures. Au terme de sa vie, après avoir toute son existence œuvré à laisser de lui une image publique d’homme fort et sage, cet homme n’a plus en tête que l’obsession de vouloir témoigner de son goût de la débauche et des jeux sexuels, de son inclination à plier l’échine et à mettre en jeu sa virilité.

Peut-être pour aspirer à la paix et se donner l’illusion de se survivre, il se confie à une femme inconnue et lui demande de mettre en pages ce qu’il n’a jamais voulu mettre au jour, en révélant combien est grand le vertige érotique de la soumission. Ainsi l’écrivaine accepte de redonner voix à ses maîtresses qui ont nourri ses vices entre guerres et trêves.

les premières pages et l’entretien sur le site passagedulivre.com/FNAC

des avis ici

et