Atout et maître

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De ton atout maître tu coupes mon cavalier de cœur et prends la main.
Tu ouvres les piques de ton roi orgueilleux puis livres ta dame à ma bouche gourmande.

Je te laisse me dominer sur le carreau. Ragaillardi, tu me dépouilles de mes avantages. Humble, je temporise et m’excuse.
Obsédé par mon petit, tu le traques sans mémoire de mes atouts qui ont cédé à ton assaut et jonchent le tapis. Je reprends du poil de la bête à trèfle, ma dame embouche ton prétentieux valet.

Raidi de fureur tu fourbis tes dernières cartes et couvres en vainqueur mes derniers atouts mineurs pour m’acculer dans ta souricière.
Trop court !
Je me dérobe, te squeeze et amène liquéfiée et insolente mon petit au bout. Jusqu’à la garde.