la moule qui baille

Non, lecteur ! bien que ce blog soit très orienté sexe , ce billet n’est pas égrillard, il s’agit bien ici  du mollusque, de l’animal  microphage, suspensivore et filtreur, de cette bête là , ce coquillage bi-valve qui fait la joie des estivants et semble t-il jette dans la plus grande perplexité certaine dont la nationalité m’échappe encore à l’évocation de la friterie et de son émissaire… Trouvé sur un forum de cuisine, je copie/colle le post de la bougresse en question. Que les âmes sensibles résidant sur la côte et sourcilleuses de la syntaxe prennent sur eux, la lecture est parfois assez édifiante. ..mais c’est rigolo

 

je me suis permise, de faire, en rouge, quelques commentaires….

 

Bonjour,
J’ai acheté il y a deux semaines ainsi que la semaine dernière, des moules dans une barquette sous-vide en supermarché.  des moules sous vide,
on croit rêver Il est écrit dessus qu’elles sont vivantes.c’est à espérer

Je me demande comment une moule peut rester vivante dans un sous-vide, ? Mais après réflexion, je me suis dit qu’une moule est un genre de poisson, eh eh donc elle respire dans l’eau. Donc je suppose qu’elles gardent de l’eau dans leur coquille pour rester vivantes… ça cogite dur

Bon, alors la première fois, sur les conseils d’un Belge, lus je ne sais où sur internet, je les ai mises à tremper dans de l’eau salée avec un peu de farine. c’était bien un belge…il traite la moule comme l’escargot qui bave Le trempage les aide à perdre leur sable la moule ne vit pas dans le sable la farine renforcerait leur goût arhg! Mais après 2 heures dans l’eau salée, elles étaient toutes entrouvertes (alors qu’au départ elles étaient toutes fermées).
Bon, c’était plutôt un signe de vie, à priori.
la moule qui baille est une moule heureuse ou…  une moule morte mais après, elles me semblaient quasi mortes. ah ça fait ça des fois…Si j’appuyais dessus, elles ne se fermaient pas, et même si je mettais du citron ou les titillais avec un couteau, pas de réaction. Donc je me suis bien demandé si elles n’étaient pas toutes mortes. Bon, à tout perdre, quelqu’un était déjà parti au fritier chercher le fameux accompagnement qui n’attend pas,  donc j’ai mis les moules à cuire, advienne que pourra. Après quelques minutes de cuisson, les moules étaient franchement ouvertes cette fois ci. Encore, à mon avis, un signe de vie (enfin, de vie un peu bousculée, vu que ça les avait tuées… Mais bon, signe qu’elles étaient vivantes l’instant d’avant).
C’était la première fois de ma vie que je cuisinais des moules, donc beaucoup de doutes…

J’ai mangé ça et c’était bon, et je n’ai pas été malade.

J’ai réitéré l’expérience la semaine suivante, donc. ….
Ce coup ci, je les avait pas fait tremper donc elles étaient fermées, à part une grosse douzaines entrouvertes que j’ai jetées par prudence. C’était encore meilleur, mais surtout parce que cette fois ci j’avais laissé le temps à la sauce crème-vin blanc de bien épaissir, chose que j’avais un peu écourtée la première fois pour que les frites ne refroidissent pas trop.

Mes conseils, pour les débutants comme moi : ne vous précipitez pas chez le fritier, même si en général on poireaute des fois 10 minutes devant, car les moules se tiennent facilement au chaud, alors que les frites, non.
Le mieux, envoyez votre émissaire de frite au moment où les moules sont cuites et que vous les avez mises au chaud pour commencer à préparer la sauce.
Comme ça, vous mettez la table pendant que la sauce réduit, et quand l’émissaire revient chargé de merveilles dorées, vous mélanger moules et sauces, et servez (avec une bonne  bière consommez-avec-modération bien mousseuse !).
Bon, finalement, ce post, c’est surtout pour demander vos témoignages sur les moules sous vide et comment s’assurer qu’une moule est vivante. parceque malgré tout, j’ai des doutes sur ces barquettes sous-vide.

 

voilà  donc l’histoire de la moule sous vide qui baille sous d’autres cieux , quelque part dans le nord

bon, moi je vous propose la moule en diaporama, sans vide, sans belge, sans farine, sans frite, bref à ma façon :

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5 commentaires

  1. ge duco dit :

    J’adore les bouvières, elles se reproduisent, merveille de la nature dans la moule (d’eau douce-Anodonta grandis-). C’est une partie à trois en plus.

  2. Valmont dit :

    Vous m’avez donné faim de moule… Bien à vous.

  3. lili dit :

    Warf ! le coup de la farine qui rehausse le goût… Trop drôle ! ça devait faire de la bouillie avec l’eau

    (En rouge c’est vous qui commentez ou bien est-ce un éclair de jugeote de la posteuse ?) Bizarre cette façon de faire griller les moules, elles doivent souffrir les pauvres…

  4. Eric Schneil dit :

    nom de dieu des moules sous vide déjà ça fait peur, mais cuisinées par cette dame anonyme c’est grandiose
    heu…c’est où chez vous ? c’est juste pour l’éclade…

  5. memling dit :

    mais si cette moule est porno
    et c’est bon

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