sur le chemin de la mort , la consolation

La mort n’est  probablement pas le sujet estival par excellence,   mais  l’été n’est-il pas aussi et surtout l’instant privilégié pour prendre le temps de réfléchir  à l’ombre d’un arbre afin d’exploiter enfin toutes nos ressources intérieures, vous savez ce potentiel que nous sabordons avec entêtement et masochisme à longueur de vie…

L’émission du week-end le Sens des choses sur France Culture invite à explorer la façon dont nos sociétés abordent la disparition et le deuil.  Durant cet été,  dix émissions sont consacrées au sujet et à la consolation , mot dont on a oublié le sens et qui est quasiment absent de notre vocabulaire. Dans l’émission du 31 juillet,  l’invité Matthieu Ricard,  moine bouddhiste et  fils du philosophe J.F Revel, explique que la souffrance entretenue n’est qu’ une construction mentale et que la consolation, signe d’amour,  (oui, ce gros mot) est le seul moyen de rendre hommage au disparu en faisant le choix de la vie et non celui de la désolation. La consolation des vivants n’est pas  de la sympathie et encore moins de l’empathie offerte à ceux qui souffrent de la disparition d’un être cher, elle réclame un total altruisme et  une très grande liberté et paix intérieure.

Savoir consoler ou accepter la consolation  ainsi que le dit Matthieu Ricard, serait aussi une façon de regarder en face  notre propre mort , avec sérénité.

crédit image : Estelle Thareau,  vous pouvez retrouver sur son site tout son travail .

3 commentaires

  1. anne dit :

    Eric, je vous avoue que je m’en fiche que mon billet ne fasse pas recette et j’ai bien conscience que le sujet peut sembler incongru en plein mois d’août, mais j’ai toujours eu du mal avec le mois d’août qui semble ignorer les nuances et les demi-teintes…Quant à la consolation, je crois surtout que c’est un mot dont on ignore la signification, mot relégué au pis-aller vous avez raison, à la connotation du lot de consolation. C’est tout autre chose et même Stendhal et son fameux « on ne console pas des chagrins on s’en distrait » est à mille lieues de la notion de la consolation dont parle Ricard dans cette émission. La consolation est plutôt un apaisement par la déconstruction d’une chose que l’on s’est fabriquée (la souffrance) mais qui n’existe pas de façon tangible. Bon enfin , il faut écouter l’émission quoi…

  2. E.S dit :

    oups …vous n’allez pas faire recette Anne avec ce billet à l’heure où tout le monde va s’affaler sur la plage et se mettre les neurones au repos !
    La consolation n’a me semble-t-il d’intérêt que si elle ramène à la vie le chagriné, ça ne doit pas être un pis aller, un réconfort ponctuel. La consolation vue par le bouddhisme fait partie d’une philosophie, ce n’est pas un remède

Les commentaires sont fermés.