clair-obscur

Trop de lumière crue, blanche, et bleue.
Mes yeux sans doute trop clairs s’irritent et pleurent, s’aveuglent. Laissez-moi tamiser la lumière.La filtrer. La contrer. La déjouer. La noircir. Tirer des tentures, entrebailler des persiennes et des volets à claire-voie, baisser des jalousies comme mes paupières s’inclinent sous les rayons d’un soleil trop dur. Protéger mes secrets à l’abri d’un moucharabieh. Trop de lumière affadit la couleur de mes rêves. Je ne veux que jouer avec l’ombre et la lumière, traquer le contre-jour et le clair-obscur.