la femme wonderbra

femme wonderbraCe soir la rame de métro pue l’angoisse, la peur , la fatigue, elle semble collecter ces humeurs glauques jusque dans les égouts souterrains de la ville.
Les yeux fuient, se réfugient entre les pages d’un livre, se ferment sur un sommeil feint , personne ne cherche plus la reconnaissance dans les yeux d’autrui que chacun s’est escrimé à obtenir tout au long de la journée . La quête d’ un regard, d’un sourire, un signe d’amitié , d’amour, d’estime.
Dans ce no man’s land il s’agit de ne pas exister.
Le sol se jonche des oripeaux de nos efforts travestis, les épaules s’affaissent, les ventres se relâchent, les dos s’arrondissent, les odeurs se mêlent et s’entrechoquent au gré des fermetures des portes automatiques.
Faux cul, callipyge à cul de rat, je darde d’improbables tétons faussement arrogants sous mon pull . Je pointe pour que tu me tires. Peut-être au moins allumer. Tu me regardes les yeux blasés. Je te suggère. Envisage-moi, rembourse-moi mes appâts de ton intêret . Sans ton regard ce soir rivé sur mes tétons qui bandent à prix d’or je ne suis pas sûre d’être désirable. Je veux voir entre tes jambes se sculpter ton désir sous la toile de ton jean.
La porte du métro s’ouvre sur les quais déserts. Sur la pub Wonderbra pour l’homme s’affiche surdimensionnée ta trique bidon dans ton slip push-up à coussinets gonflants.

oeil

l’oeil, by myself

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