illuminée gauchiste

Internet ça peut être très drôle,  même  dans l’adversité…finalement tout est une question de lecture.  En cliquant sur une source  récurrente de visites de mon blog je tombe sur ce qui suit,  posté  il y a deux jours par une certaine Anne-Ys sur un forum , elle  y répondait à un autre intervenant :

“Le concept de “désobéissance citoyenne” est légèrement différent : Elle est prônée par des gauchistes, non pour défendre les droits des Français, non sur des lois anciennes ou des principes immanents; mais sur leurs passions qu’ils cherchent à imposer par la force.

Je te mets un lien exemplaire d’une illuminée qui a décidée de son propre chef des droits “imprescriptibles” des clandos à s’imposer chez nous :
http://anneelisa.wordpress.com/2009/04/0…
Ce droit là n’existe pas. Il est purement inventé pour des motifs sentimentaux. Il s’agit d’imposer illégalement aux Français des charges dont ils ne veulent pas.

A la limite donc, à la désobéissance citoyenne des fanatiques des sans-papiers, j’oppose le droit imprescriptible de révolte stipulée dans la Constitution Française. Nul n’a le droit de modifier la structure du pays en nous imposant une colonisation massive. Cette désobéissance justifiant notre révolte face à un comportement totalitaire, irrationnel, tyranique et contraire aux intérêts, à la sécurité et à la liberté du peuple Français.

Vive la France.”

L’illuminée gauchiste c’est donc moi. Le ton du commentaire est assez savoureux  mais le “vive la France’ qui  le clôt  comme un crucifix brandi pour repousser Satan me fait vraiment marrer.
le lien  en question renvoie à un de mes anciens articles sur l’affaire des clandestins de Calais et des personnes interpellées pour les avoir illégalement aidées.

source forum

Publié dans:  on 26 octobre 2009 at 21:12 Commentaires Fermés
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l’école de la vie pourrie- le coût du plaisir d’apprendre.

ça fait couler beaucoup d’encre cette navrante initiative de l’académie de Créteil.  Et beaucoup rager .

Faire miroiter  un pactole aux élèves pour les convaincre d’aller à l’école est totalement abject.  Jamais plus ces collégiens ou lycéens là ne croiront en la gratuité des valeurs, au désir d’apprendre pour le plaisir et  pour un ‘enrichissement non monétaire. Les initiateurs du projet se défendent de vouloir rémunérer individuellement les élèves, ils insistent sur le coté collectif de l’investissement et du projet, rétorquent que les bourses du mérite existent déjà, tout comme les voyages de fin d ‘année.

Soit !  mais ces arguments sont malhonnêtes,  la bourse du mérite s’adresse à des jeunes complètement intégrés dans le système éducatif,  qui ont  déjà assimilé la valeur de travail ,  et la notion du collectif ne donne pas à l’argent meilleure odeur puisque les absents  impénitents seront mis au ban du groupe, voire violentés par leur camarades qui leur reprocheront de les priver de la récompense.  Enfin les voyages de fin d’années ne sont pas achetés par la présence des jeunes  ni par leurs résultats, même les mauvais élèves y vont, même les plus pauvre, pris en charge par la caisse sociale des lycées et collèges. Ca s’appelle de l’amalgame.

Il ne s’agit  pas de cela, il s ‘agit du message clair que l’on fait passer à ces adolescents :  l’argent, argument ultime  finit par tout résoudre, dans cette société qu’on leur  propose déjà complètement pervertie par le fric et le gain.

Les adultes  signent là leur incapacité et leur démission. On aurait pu penser à changer le mode d’enseignement. Le fric en dernier recours, ce fric qu’on leur apprend donc à convoiter en échange de leur présence, d’une présence sans doute inhabitée, vidée de leur âme et de leur esprit. Ce fric aliénant qui condamne la liberté  de ces futures adultes, déjà accro à la rentabilité. C’est rentable que je sois là. On achète ma présence. Comme un produit.

Pourvu que jamais les  enfants des zones rurales africaines, asiatiques ou d’Amérique latine  n’aient cette information…ceux-là paient de leur personne pour espérer étudier, pour aller à l’école. Quand toutefois il leur est permis de pouvoir le faire, ils doivent parfois marcher 6km, 10 ou même 20 km, se lever à 4 heures du matin. L’impossible et l’extrême misère dans un lieu qui n’est pas perverti par l’argent donne des ailes.--cole-afrique-enfants

Les filles, elles, doivent se battre pour qu’on leur accorde le droit d’étudier, elles parcourent de longs chemins en Éthiopie, en Zambie ou ailleurs, et doivent parfois  faire face à des mauvaises rencontres sur ces si longs chemins déserts . Mais elles y vont coûte que  coûte.

Il n’y a que la notion du coût qui diffère entre celle de l’enfant occidental et celle de l’enfant des pays miséreux. Du coût et du goût.

Est-ce l’obligation d’aller à l’école qui tue le  désir de nos enfants , le  plaisir et la nécessité d’aller étudier ?

Mais ne jetons pas la pierre à ces enfants. Jetons là aux dealers. Le fric est une drogue.

Publié dans:  on 5 octobre 2009 at 17:17 Commentaires Fermés
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couper n’est pas rosé – pétition -

rosé

 

 

horreur  !  Tout fout le camps.

Une nouvelle législation européenne va permettre de couper du vin rouge avec du  blanc pour obtenir un vin de couleur rosée, donnant ainsi l’occasion d’utiliser des vins excédentaires ou mauvais, tout en bernant le consommateur.

Le vin rosé n’a jamais été un vin de coupage, mais le résultat d’une vinification.

Si Michel Bernier a pris position de façon nette contre ce coupage , la commission Européenne a simplement proposé un étiquetage facultatif “rosé traditionnel”  ou “rosé issu de coupages”.

prenez connaissance de la pétition ci-dessous pour appeler  à l’opposition de cette nouvelle législation. Signez-là pour tenter de faire pression.

PETITION

Jusqu’à présent, le règlement relatif aux pratiques œnologiques (OCM) interdisait le coupage des vins blancs et rouges. Or, dans le cadre de la révision de ces textes cette disposition a été éliminée, ouvrant la possibilité de mélanger blancs et rouges pour obtenir un vin de couleur rosé.
Rappelons que le vin rosé s’obtient notamment par un pressurage habile et rapide. La pellicule du grain de raisin est ce qui donne la couleur au vin, moins elle est laissée en contact avec le jus de raisin, plus le rosé sera clair en fin de vinification (de quelques minutes à quelques heures) . A chacun ensuite, de laisser parler son savoir faire et ses terroirs, pour en faire un vin Rosé de qualité.
L’autorisation de ” fabriquer “, à partir de vins blancs excédentaires, des vins ressemblant à des rosés, mais à moindre coût et à n’importe quelle période de l’année ressemble fort à une manœuvre opportuniste permettant d’attaquer le marché du rosé qui est en progression.

La mise en marché de ces vins de coupage, qui peuvent être facilement confondus avec des rosés pourrait déstabiliser l’économie des régions traditionnellement productrices de rosés. La confusion avec le rosé est grave : il s’agit d’une forme de contrefaçon, une sorte de tromperie du consommateur qui serait en outre légalisée par un règlement européen. cliquez et signez ici

La position de la filière des vins de Provence a été ferme : le vin de coupage ne peut être un rosé.

Selon un sondage réalisé par IFOP sur un échantillon de plus de 1000 personnes majeures met en évidence un très important pourcentage d’opposition au coupage (87%), indiquant également que 86% des français n’achèteraient pas de ce mélange même s’il était moins cher.

Le 25 mars, les représentants de la viticulture de Provence et les élus varois, Josette PONS et Hubert FALCO se sont rendus au Parlement Européen à Strasbourg pour convaincre le plus grand nombre de députés de différents pays membres de l’Union Européenne. Astrid LULLING, Présidente de l’Inter Groupe Viticole a déposé une question orale avec débat, demandant à la Commission d’ajourner sa décision. Le sénateur Gérard CESAR a présenté un projet de résolution européenne. D’autres personnalités politiques apportent leur soutien à l’opposition au règlement européen.

La pression médiatique, et l’action en lobbying des organismes de la filière, Provence en particulier, ont conduit le Ministre Michel BARNIER à prendre clairement position contre le coupage. La Commission Européenne a proposé alors un étiquetage facultatif (” rosé traditionnel ” et/ou ” rosé issu de coupage “). Cette solution n’est pas acceptable puisque elle ne permet pas d’assurer une information suffisante du consommateur. Elle ne règle pas non plus le problème de fond : pourquoi appeler rosé un produit qui ne respecte pas les règles de sa vinification ?

La commission européenne a reporté du 27 avril au 19 juin 09 sa décision sur ce dossier. En Provence, l’engagement de la filière est particulièrement solide, mais elle reçoit aussi l’appui d’organismes et de professions partenaires qui marquent leur soutien par vote de motions ou courriers.

Le Conseil des vins de Provence, les syndicats d’appellation et de vins de pays, les fédérations de métiers, la chambre d’agriculture, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs se regroupent aujourd’hui autour d’une signature commune ” couper n’est pas rosé ” : un logo a été créé.

Un site internet : ” coupernestpasrose.com ” a été mis en place, en particulier pour véhiculer une pétition, mais également pour donner toutes informations utiles sur ce dossier.

Aujourd’hui l’enjeu est capital et les régions productrices de rosé s’organisent pour faire front commun.

A travers cette pétition :
” Je m’engage à défendre le rosé dont la qualité est le résultat d’une vinification et je m’oppose à ce que le rosé puisse être un mélange de vin ”
 

 

MISE A JOUR du 8 juin 2009 : 

«Il n’y aura pas de changement dans les règles de production du vin rosé “  a affirmé Bruxelles dans un communiqué, cédant aux pressions françaises, italiennes et espagnoles.

Réjouissons-nous et buvons un coup de rosé…

Publié dans:  on 26 mai 2009 at 13:02 Commentaires Fermés
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la SNCF et ses wagons de la ségrégation

 

Ainsi donc la SNCF va inaugurer cet été ses rames réservées aux familles .

L’idée, c’est que pour les vacances d’été, il faut inventer de nouvelles façons de voyager réservées aux familles, c’est-à-dire des TGV où il n’y a que des parents avec des enfants. Comme ça, on peut faire tout le bruit qu’on veut”, a expliqué le président de la SNCF Guillaume Pepy sur Europe 1.pm-reisen-im-zug 

Les adultes seuls voyageront au calme dans d’autres rames.

D’autres initiatives sont à l’étude, des rames réservées aux seniors..et d’autres  aux célibataires,  aux hommes et femmes d’affaire…. Quelle magnifique république démocratique tolérante que voilà. On peut appeler   cela pudiquement du marketing.  Pour cibler au plus près les attentes des voyageurs, la SNCF imagine compartimenter les gens qui ne souffrent  pas de vivre ensemble quelques heures. Pourquoi pas aussi des wagons pour homosexuels,  pour chômeurs, d’autres pour gauchers  ou pour  sexe féminin ou pour ceux qui ne parlent pas notre langue  si ça nous insupporte  de vivre en leur compagnie 3 heures durant. Il n’y a pas , après tout,  de limite puisque la discrimination est établie de facto par cette initative. Il y a eu aussi des wagons à bestiaux de triste mémoire.

Les familles qui choisiront , par principe et résistance, de voyager malgré tout en rame ordinaire se verront stigmatisées et  prises  à parti par les  ’sans enfants’ :  “des wagons sont réservés pour vous, vous nous emmerdez avec votre marmaille”

Où est le problème ? De tout temps on a voyagé avec d’autres usagers flanqués d’enfants. Lorsque les trains étaient tous agencés en compartiments, l’espace vital était encore plus restreint.   Avec des enfants  bien élevés, il n’y a jamais aucun problème de cohabitation, les uns et les autres font des concessions, au pire les parents se lèvent et isolent l’enfant bruyant dans la plateforme le temps qu’il se calme. S’il le faut,  ils resteront dans cette plateforme tout le voyage.  Si les parents ont un minimum de savoir vivre bien sûr, dans ce royaume où à l’enfant roi tout est permis. Un enfant insupportable dans une rame est un enfant à qui on laisse le loisir d’exercer sa dictature à la maison.   Il suffit d’observer le parfaite indifférence au chaos que provoquent leurs enfants pour repérer les parents sans éducation.  On peut alors tenter soi-même de réprimander les enfants, en général ça marche, même si on se fait tancer par leurs parents.

Entendre hurler un enfant pendant 3 heures est pénible. J’ai  plusieurs fois rêver d’en jeter par la fenêtre quelques uns ou de stériliser tous les usagers férroviaires lorsque ces gamins donnaient des coups de pieds dans le dossier de mon siège tout le long du trajet, se roulaient par terre, ou criaient sans discontinuer. Fort heureusement l’imagination sert à décompresser et à évacuer notre violence et notre intolérance.

Pour autant je préfère délirer sur les sévices que je rêve de  leur administrer plutôt que de  les voir parqués dans un wagon spécial.  Parquer les gens me hérisse le poil. Monsieur Pepy, le directeur de la SNCF, prétend  ainsi donner le pouvoir aux familles de faire tout le bruit qu’on veut , quand il conviendrait  plutôt de leur apprendre à savoir vivre ensemble et de baisser le ton. Le  train est un transport en commun qui oblige aux devoirs tout autant qu’aux droits.

Ceci dit,  on pourrait aussi souligner que beaucoup d’adultes sans enfants (ceux-là même qui ne supportent sans doute pas les bruits des familles) parlent fort, laissent sonner leur portable sans arrêt et conversent en ligne sans se soucier de leur environnement qui subit avec force soupirs. 

S’il faut imaginer un wagon réservé, que ce soit pour les usagers  sans savoir vivre…

La multiplication  sournoise et rampante de ces  micro communautarismes est très inquiétante, elle signe une intolérance grandissante et présage d’un avenir incertain  à l’heure où l’on voudrait que la mixité sociale et générationnelle  s’améliore. Notre incapacité à vivre ensemble ne serait-ce que quelques heures est décourangeante . Aux USA , c’est ainsi que des villes réservées aux  seniors se sont construites, en Italie des bus sont réservés aux étrangers, au Japon des wagons sont réservés aux femmes.800px-Women_Only_m

 

Puisque  la SNCF se dit à l’écoute des usagers, elle ferait bien d’aménager plus de fauteuils pour les handicapés ainsi que pour  les personnes obèses qui ne peuvent s’asseoir sur leur siège étroit à moins d’obliger leur voisin à leur céder la moitié de leur place  ou à voyager au bar, tout comme  elle ferait bien également de créer des espaces de jeux  pour les plus petits  plutôt que d’encourager ses  usagers à se détester cordialement en les parquant dans des zones réservées.

Sous ces  effets d’annonces  douteuses, la SNCF fait oublier qu’il est toujours plus cher de voyager en commun, que les trains arrivent rarement à l’heure,  que des correspondances sont souvent loupées par ces retards, que  les avantages  (payants) qu’elle dit accorder aux voyageurs ne leur donnent quasiment jamais l’occasion de profiter des dit-avantages. Ainsi, la carte Jeune que les étudiants achètent ne leur fait JAMAIS bénéficier des réductions importantes promises  puisque ces étudiants rentrent chez eux logiquement,  le week-end, et que le week-end justement, ces réductions  ne sont JAMAIS appliquées.

Publié dans:  on 9 mai 2009 at 11:01 Commentaires Fermés
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la mort virtuelle, l’identité numérique post mortem, le business des larmes

 

Le monde virtuel est un monde vivant. Donc mortel . En parler ne fait pas mourir.

l’identité post-mortem 

Laurie Lipton

Laurie Lipton

Certes, des blogs naissent et meurent sans avis. Disparaissent, occis par le clic déterminé de blogueurs désireux de faire disparaître de la toile leur présence, quitte à la ressuciter ou à la multiplier ailleurs puisque le blogueur est le seul être vivant à pouvoir jouir du don d’ubiquité.

Voila pour la mort  programmée du blog.  RAS.  Le blog est l’avatar du blogueur. Pas de service funéraire, pas de soucis de dernières volontés ni de succession, lorsque le blogueur le trucide.

Il en est tout autrement de la mort du blogueur ou du propriétaire d’un site virtuel. Par définition un blogueur mort ne peut plus fermer son blog, ni en récupérer son contenu, textes et photos. Son blog reste orphelin, ouvert à toute inquisition, pillage de toutes les données personnelles qu’il y a consignées.  Le blog du défunt est condamné à errer sur la toile, ouvert à touts vents,  peut-être même  encore  alimenté de commentaires, puisqu’il est probable qu’aucun lecteur  ou très peu ne recevront de faire part de décès.

Des blogueurs généreux peuvent arguer qu’ils lèguent justement au public chéri mon amour que sont leurs lecteurs l’ensemble de leur blog. Pourtant de nombreux blogs sont nourris de confidences intimes, de photos non moins intimes qui mettent  même parfois en scène d’autres qu’eux-même, pas forcément désireux d’être livrés à la faune internaute et à des utilisations douteuses. Le droit à l’image existe, même s’il est rarement respecté par l’internaute qui publie sans autorisation des clichés d’hommes ,de femmes et d’enfants.

Il en est de même pour les utilisateurs de Facebook  décédés dont les données seront définitivement disponibles, de même que l’accès à leur espace personnel, où tout un chacun pourra y laisser des messages , qui pourront se révéler malfaisants ou insultants à tout jamais, vu qu’il est peu probable que le défunt y réponde. Ou encore que deviendra le contenu des boites mails associées à Facebook ? Sans parler des comptes pro qui disposent de données d’entreprises.

L’internaute décédé aura donc son identité numérique qui lui survivra. Son désir de postérité en sera peut-être flatté, mais cette identité lui échappera complètement et pourra être aussi malmenée et salie. Il suffit déjà de voir que de leur vivant certains internautes sont trainés dans la boue sur leurs espace pour un oui ou un non pour un propos qui a déplu.

 

les messages post-mortem

Parceque la toile ne connait pas le silence, qu’il faut s’y exprimer, même réduit au silence par la force des choses,  aprèslamort.net  vous propose de délivrer après votre mort à vos proches, amis ou ennemis,  des messages d’amour ou de haine que vous leur aurez préparés et postés de votre vivant.  A la seule condition que vous veniez régulièrement sur ce site pointer pour témoigner que vous êtes bien vivant. Je vous conseille de bien respecter la fréquence de cette  contrainte, car au troisième manquement à ce pointage vous serez considéré comme mort, et vos messages post mortem seront délivrés aux destinataires avec l’avis de décès. Disciplinez-vous que diable ! Ce service est gratuit.

le business virtuel des larmes

Enfin, parce que les larmes ne dispensent pas de verser son obole au business  virtuel de la mort, le site  du cimetière virtuel  vous propose “d’honorer vos anges disparus avec le plus grand respect , de déposer des fleurs virtuelles qui comme les vraies fanent au bout de quelques jours et d’allumer des bougies”  . Les options sont bien sûr payantes pour rafraîchir vos fleurs ou déposer d’autres photos de vos disparus,  une boutique est à dispostion, paiement paypal.

On pourrait en rire si des petits visages d’enfants ne paradaient pas sur la page, certains sont à l’honneur en bandeau au hit parade de la semaine avec leur nom et les dates de leur courte vie. Nul doute que la souffrance et la démarche de leurs parents  sont respectables.  Personne ne peut imaginer et juger ce que dicte la douleur de la perte d’un enfant. Mais ce site ne l’est pas, respectable. Sous couvert de  bons sentiments et de sémantique mielleuse, il exploite les larmes des parents en les faisant passer à la caisse. L’offre alléchante gratuite n’est là que pour appâter pour consommer d’autres produits. Il me semble que d’aller au cimetière ou au funérarium ne coute rien, pour y déposer des fleurs, pas plus que d’aller se recueillir à l’église  au temple ou tout autre lieu de culte.

Enfin, il faut surtout savoir que quiconque peut afficher  n’importe quel défunt, célèbre ou pas  sur ce cimetière virtuel, lui construire un autel, lui déposer des fleurs virtuelles ou lui allumer des cierges, même si cela est contraire à sa volonté.

Faut-il se faire tatouer sur les fesses ses dernières volontés afin d’attester ne pas vouloir se retrouver  un funeste jour dans ce cimetière virtuel ? Cela suffirait-il à échapper à cet enfer ?  J’en crèverais deux fois, vu que je veux que l’on disperse mes cendres dans l’océan, sans bruit, loin de tout,de toute activité marchande et humaine, sans fleur ni cierge.

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Face à la mer, plutôt que sur cet écran, pour reposer enfin en paix.